Voir plus bas, p
4. Perion u publié en 1355 un traité en latin contei.ant «quatie livres de dialogues sur l'origine de la langue française et sa parenté avec le ^rec. » Il démontre gravement à sc.n neveu Tierro que le gaulois d'où dérive le. français est identique au grec.
5. Rappelons encore les curieux mémoires de Fauchet sur les Origines des digniti'Z et magistrats (ma{<istratures) de France et suu ^histoire des Privilèges et libertés de l'Eglise gallicane,
6. Voir plus haut. p. 54 : et aux Morceaux choisis, p. 133. Lire la substantielle étude dont 51. Feugerc a fait précéder les Becherches et les Lettres de Pasquier (2 vol, in-12, iU9).
tement elabourés par les jardiniers '. » Toutefois, en embrassant l'ensemble de l'ouvrage et en faisant la part des digressions, on trouve un certain ordre général qui a guidé l'auteur. Chacun des dix livres dont se composent les Recherches semble spécialement consacré à quelque grande question.
Le premier livre traite des origines de la France ; Pasquier y dépeint les Gaulois, nos bons vieux pères, et les Francs dont il repousse la descendance troyenne. Noire ancienne organisation sociale est étudiée dans le second, où l'on remarque ce que l'auteur dit des Parlements. Dans le troisième le gallican Pasquier examine les rapports de la cour de Rome avec l'État. Le quatrième traite de diverses questions ayant rapport à notre ancienne législation. Le cinquième et le sixième exposent certains points de nos annales : l'avènement de la seconde race, le procès de Jeanne d'Arc, la révolte du connétable de Bourbon, la mort de Marie Stuart, etc. Puis viennent au septième et au huitième des recherches sur l'origine de la langue, sur l'histoire littéraire du seizième siècle, sur la versification, etc. Le neuvième étudie nos vieilles universités et spécialement celle de Paris. Le dixième et dernier, la rivalité de Frédégonde et de Brunehaut.
Il est facile à la science contemporaine de convaincre Pasquier d'erreur sur bien des points. iMais si l'on se reporte au temps où il écrivait, alors que la critique historique commençait de naître, on admirera, comme dans Fauchet, la science profonde, le sens droit et juste de l'auteur. Les Recherches de la France offrent surtout pour l'histoire littéraire et pohtique du seizième siècle de nombreux matériaux que la science met encore à profit. Cet ouvrage, auquel Pasquier travailla toute sa vie, est un des plus importants monuments de la littérature et de la science historique du seizième siècle.
Ce n'est pas l'histoire à la manière de du Haillan qu'écrit Pasquier, ce n'est pas non plus l'histoire dans le genre de Paul- Émile. Si Paul-Fmile avait eu le mérite de faire revivre le stvle de Tite-Live et de Cicéron, et derompre avec la latinité barbare du moyen cigo, il s'était exposé au défaut d'habiller à l'antique les personnages modernes. Pasquier trouve mauvais que l'on