‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 657 sur 725 · I.E fHŒL'R · texte numérisé non relu

I.E fHŒL'R

Par la seule pitié les durs destins s'esmeuvent.

ENEIÎ.

Ce ne sont pas destins, si fléchir ils se peuvent.

LK CHŒUR

Un règne acquis vaut mieux que l'espoir d'eslre Roy.

ENEE.

Non cestuy, mais un autre est destiné pour moy.

LE CHŒUR

Quel païs se rendra, sçachanl ta decevance - ?

ENEE.

J'ay non pas au pais, ains ^ au Ciel ma fiance *.

LE CHŒUR

Oue la religion est souvent un grant fart ^ !

ENEE.

La Religion sert sans art et avec art ®.

LE CHŒUR

Sans la Religion vivroit unelphigene.

ENEE.

Sans elle aussi vivroit et Troye et Polyxene...

LE CHŒUR

Que d'autres meurdres, las ! elle a mis en ce rang !

ENEE.

Le Ciel aussi requiert obéissance ou sang ''.

LE CHŒUR

Tu feras que Didon ^ en augmente la bande ^

ENEE.

Ha Dieux ! ha Dieux l tay toi : un remors me commande Bien qu'il soit sans efl'et, de rompre ce propos.

(/(/. ihid., — tome F, p. 183.)

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