C'est pourquoi
ll.C.r. La Fontaine, lùihles, [X,
Noslre bien et celuy d'autruy ; C'est toy qui traites la justice.
L'église, la court, la police ' ; C'est loy qui donnes îcs arrests, Les honneurs et les inlcrests, C'est toy qui couls ^ et qui entames, Qui gaignes le cœur de Madame, Ou d'une chaisne ou d'un bassin', Ou d'une pièce de satin, A fin d'avoir une audiance ; C'est toy qui soustiens la ballauce. Et qui donnes le contrepois
Des ordonnances et des lois
C'est toy qui emportes le prix Dessus les vertus de ce monde.
{La Reconnue, acte V, scène 3 ; — Œuvres complètes de R. Belleau, édit. Gouverneur, t. III, p. 348.)
PIERRE LARÏVEY
Né vers 1540. — Mort après IGll.
P.ERnE LA.UVKY naquit à Troycs vers IS'.O. Son père, desce"d^»; ^e la famille des (hunii, imprimeurs Ji Florence et h Venise, était venu s'établir k Troyes, et avait traduit son nom par L'arrwé, corrompu depuis en Larivey. On connaît fort peu de chose do la vie de Pierre 0.1 sait seulement qu'il fut chanoine de Saint-Etienne .\ Troyes et qu'il vivait encore en 1611. Il s'occupa d'introduire en Franco la httérature italienne h l'aide do traductions et d'imitations. Il mit en français le second livre des Facétieuses nuits de Srapnrole et rev. la traduction que JcanLouveau avait faite du premier livre (1d72). En 1573, nuis en JGll il donna des comédies habilement imitées des comédies italiennes : elles ont été publiées dans la collection elzévirienne de Vancim théâtre français (2 vol. in-18, 185r,). On a encore de lui la Ftloso/ie fahu/euse (\bll), tirée pour le premier livre du Discours des a«im«L- d'Ang... Firenzuola, pour le deuxième do a FdosoJ^a morde de ^on\; divers discours traduits de Laurent Capellonni (lo75); Witmunité de Jésns-Chnsl d'après Pierre l'Arétin (1603), les veilles de