Ce que
lu. M'a.
1 1 . Pourquoi.
de ma bouche, n'osant manger mon saoul, et qu'un autre joyi ' maintenant de mon mal et de mon dommage ^.
Frontin. Quelles lamentations enten-je là ?
Severin. Que ne suis-je auprez de la rivière, afin de me noyer !
Frontin. Je me doute que * c'est.
Severin. Sij'avoisun Cousteau, je mêle planterois en l'estomac.
Frontin. Je veux veoir s'il dict à bon escient. Que voulez-vous faire d'un cousteau, seigneur Severin ? Tenez, en voilà un.
Seveiun. Qui es-lu ?
Frontin. Je suis Frontin. Me voyez-vous pas ?
Severin. Tu m'as desrobbé mes escus, larron que tu es ! Ça, ren-les-moy, ren-les-moy ou je t'estrangleray.
Frontin. Je ne sçay que* vous voulez dire.
Severin. Tu ne les as pas, donc ?
Frontin. Je vous dis que je ne sçay que c'est.
Severin. Je scay bien qu'on me les a desrobbez.
Frontix. Et qui les a prins ^ ?
Severin. Si je ne les trouve, je délibère me tuer moy-mesme.
Frontin. Hé ! seigneur Severin, ne soyez pas si colère !
Severin. Comment, colère ? J'ay perdu deux mille eïcus.
Frontix. Peut-estre que les retrouverez ; mais vous disiez tous jours que n'aviez pas un lyard, et maintenant vous dictes que avez perdu deux mille escus ?
Severin. Tu te gabbes ^ encor de moy, mescbant que tu es !
Frontin. Pardonnez-moy.
Severin. Pourquoy donc ne pleures-tu V
Frontin. Pour ce que j'espère que les retrouverez.
Severin. Dieu le veulle, à la charge de te donner cinq bons sols!
Frontin. Venez disner ; Dimanche, vous les ferez publier au prosne ; quelcuu vous les rapportera.
Severin. Je ne veux plus boire ne'' manger ; je veux mourir ou les trouver.
Frontin. Allons, vous ne les trouvez pas pourtant, et si^ ne disnez pas.
Severin. Où veux-tu que j'alle ^ ? Au lieutenant criminel ?
i . Jouit.
2. Comparez Plaute. Aulularin, IV, 9, et Molière, l'Avare,\\, 7.