‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 73 sur 725 · Elles ont étd imprimées en 1723, in · texte numérisé non relu

Elles ont étd imprimées en 1723, in

2. La vie de Jean Go(jrgc Alione e-t peu conouc. 11 naquit dans la seconde moitié du quinzième siècle, à Asti (Piémont), ville qui était alors demi-française et était gouvernée par Louis d'Orléans, celui qui devait régner en France sous le nom de Louis Xll. Alione appartenait à la bourgeoisie d'Asti où il soutenait le

fiarti français. Sou esprit, sa verve raileuse, ses saillies le firent rechercher de toutes parts, mais sa verve satirique lui fut fatale. Les Oparn jocunda {\^i\), recueil de comédies, de farces et de poésies fort libres, écrites en dialecte aslésau et

milanais, furent saisis par l'inquisition e( Alione fut condamné a la prison perpétuelle.Toutefois Alione fut délivré grâce au dévouemcntd • quelques amis. On ignore la date de sa mort. Les œuvres françaises d'Alione ont été publiées par M. J.-C.

Brunet en 1836. et rééditées par Daelli à Jlilan en 18Gt (in 18) : les œuvres italiennes ont été publiées par Daelli à Milan en 1835 (un vol. in-18).

3. La bataille de Fornoue était restée indécise, et F'rançais et Napolitains s'attribuaient la victoire.

4. Chapitre, traduction de l'italien capitolo, qui désigne un poëmc en tercets.

LES POETES DE loOO A IodO.

italiens, l'abus des mois rares, les difficultés d'une versification inspirée par les Molinet et les Grelin, indiquent que ces poésies sont l'œuvre de la jeunesse d'Alione, alors qu'il commence à s'exercer en notre langue et qu'il imite les maîtres du temps. Celles qui apparliennent à l'âge mûr sont plus élégantes et d'un tour facile. Alione excelle surtout dans le petit vers, et ses chansons légères sont remarquables de délicatesse et d'esprit.

Pierre Gringoire ^ est surtout connu comme poëte dramatique; nous parlerons plus loin de son mystère de Saint- Louis, et de ses sotties, moralités et farces. Il a laissé aussi deux poèmes allégoriques dans le goût du temps : le Chasteau d'Amour et le Chasteau de Labour. Les idées dans ses poèmes sont moins raffinées que dans les œuvres analogues du temps.

Eloï d'ÂMERVAL, prêtre de Béthune, a laissé un poème satirique, le Livre de la Diablerie (1308), où l'on voit Satan instruire le jeune Lucifer des malices du monde.

Laurent DESiioui.iNs, de Chartres, fait imprimer en 1512 le Cathohcon des maîadvisés, autrement dit le Cymetière des malheureux. L'auteur suppose que, s'étant égax*é une nuit dans une lande, il aperçoit une église sous le porche de laquelle il va s'endormir. Cette église est la chapelle des douleurs, et le cimetière qui l'avoisine, le cimetière des malheureux. Il les voit sortir de leur tombe, envahir l'église où ils viennent faire à l'auteur le récit de leurs misères, de leurs vices, de leurs folies, de leurs crimes. L'idée de ce poème seul'3 est originale, l'exécution en est plate et prosaïque.

Pierre Vacbot a écrit une Dcploration des États de France {VôKZ), où l'on trouve une ballade patriotique qui a suffi pour conserver le souvenir de sou nom : Le cymetière des Anglais.

Les poètes qui écrivirent dans les vingt premières années du règne de François le'continuent la tradition des poètes antérieurs. On attribue à Jehan de Pontalais, le célèbre bateleur des halles ^, un ouvrage en vers et en prose, les Conlredicts de Songe-

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