Ibid., p. 35 et 63, et a.MX Morceaux
n LA LITTÉIUTURE FRANÇAISE AU XVI" SIÈCLE.
tant en sa liliêre durant In maladie du Pmj, la chanson sur la mort du Roy, les Épistrcs au roy François, VÉpislre au roy de Navarre malade. Parmi les pièces de fantaisies, citons l'Histoire des Satyres et Nymphes de Diane, ingénieuse fantaisie mythologique, contée avec esprit et grâce. Dans ces diverses œuvres de Marguerite, on trouve une élégance parfois un peu maniérée, une finesse qui va jusqu'à la subtilité, mais aussi une force de sentiment el une élévation de pensée qui témoignent de la noblesse de son caractère.
Parmi les nombreux versificateurs du règne de François 1«'", qui se rattachent à l'éccile de Marot, rappelons Gilles Corrozet, imprimeur, libraire, poëte, auteur de beaucoup d'ouvrages oubliés pour la plupart, et qui a laissé un conte, le Rossignol (1S6G), joli petit poëme remarquable par l'élégance du style el l'élévation des idées; Jacques Gohorry, poëte, mathématicien, chimiste, un des continuateurs de la traduction de l'Amadis d'Herberayi, auteur de quelques jolies chansons 2; Gilles d'Au- RiGNY, surnommé le Pamphile *, qui avait, dit François Habert,
Heureux commencement.
Avec espoii" de futur avantage Lorsque la mort le ravit avant âge *;
et qui, à côté de ses épîtres, élégies, épitaphes, étrennes, chants royaux, ballades,'épigrammes, etc., a laissé un poëme en quatre chants, le Tuteur d'Amour (1566), poëme allégorique où la mythologie du Roman de la Rose fait place à la mythologie grecque^; EsTiENNE FoRCADEL, jurisconsulte fécond et mauvais poëte, qui versifia la mythologie grecque, traduisit Virgile, Ovide, Lucien, Pétrarque, écrivit des élégies, complaintes, épitaphes et les blasons de la Nuit, des Dames; Jacques Pelletier du Mans, mathématicien, médecin, philosophe, grammairien, critique, poëte, qui ne cessa jusqu'à la iin de sa vie de rimer lourdement des vers compassés el savammment ingénieux, et qui fait la transition entre l'école de Marot el celle de Honsard à laquelle il se rallia; Louise Labbé, de Lyon, dite la belle Cordiére, courtisée et chantée par tant de pt êtes contemporains; elle écrivait sous Henrill,