Voir Pasquier, Recherches, Vll
l'école de RONSARD. H7
des chansons qu'il opposait fièrement à celles de son ami Ronsard ^ Les poésies politiques sont de beaucoup les plus intéressantes ; le spectacle des luttes civiles inspire sa verve, et il a des traits éloquents contre ces réformés qui, après avoir déclaré la guerre à leur prince et appelé l'étranger en France, vaincus, punis par le ciel de «leurs fautes criminelles, » mais
... Martyrs obstinés en leur rébellion, Se couvrant du manteau de persécution, Dieu, diseut-ils, ainsi esprouva le fidelle *...
PoNTUs deThyard* appartenait à ce groupe qui avec iMaurice Scève, Pelletier du Mans, formait comme Tavant-garde de la Pléiade. Son premier livre des Erreurs amoureuses parut en i b49 * avant la Défense de la langue française. Mais il s'enrôla dans la Pléiade de Ronsard et c'est sous les auspices du maître qu'il fit paraître en 15i)4 et en looS le second et le troisième livre ^. Dans ses Erreurs amoureuses, Pontus se lamente sur les rigueurs de la vertueuse Pasithée ; il décrit son martyre dans des vers alambiqués, guindés, froids et ennuyeux. Du moins son inspiration est toujours noble et élevée, et sa muse reste chaste et pure. Après ces débuts qui avaient associé son nom à celui de Ronsard et de ses amis, Pontus renonça à la poésie, pour se livrer à la théologie, à l'étude des langues, et aux sciences mathématiques®.
i. Voir dans Pasquier (ïèW.), le récit j 3. Poutus de Thyard, seigneur de d'un tournoi poétique, entre Ronsard et '• Bussy, né au manoir "de ce nom en 1511. Jodelle. ' Il fut successivement prolonotaire apos-
2. T. II, p. 340. — Le même trait se tolique, diacre et éxèqnc, comte de Chàretrouvc à la fin de ce beau et patriotique 1 lon-sur-Saône. Il mourut en 1603. sonnet. 4. Chez le célèlne imprimeur de Lyon,
0 moy pourtant heureux de l'heur qu'auroit Jean de Tournes. ., , ^, , .
[ma France ■ 5. Suivi d un recueil de Vers lyriques. Si ces gens qui se sont contre cll.^ nuiliiiez, [ — Enlb73 il parut un recueil des œuvres Si les noslies aussi, qu'en fin ces obstinez ' poétiques de Pontus, contenant toutes Forceront devenir jusqu'à l'exlreuie outrance, j^^ Erreurs amoureuses et les Vers ly- Avojent, ceux la par crainte et ceux^cy^^par , ^..^^^^^^ ^^.^^ ^^..^ ^^ chansons, stances.
D'un sainct et juste accord leurs cœurs des- ' élégies, épitres sous le titre de Nouvelles [acharnez, ; ceiwres poétigues. AioiHonsencovc Douze Fuyant le cruel choc où les a destinez j fables des Fleuves et fontaines, 1585.
La contrainte dernière eU'ardeur de vengeance: jj,ytgg ggg poésies sont d'une rare fai- Je sentirois fort grand un tel heur, pour ne von- |p.„p
Ce beau règne « iiove dans son sang, el fçavoir 4 ; "'•;=!■ . i. j u
Que ces pipeurs diiojent s'ils avoyenl la victoire: 6. Pour achever 1 examen des membres . Dieu venge ainsi les siens, en tout temps, en | de la Pléiade, il nous resterait à parler [tout lieu, » ! jg Daurat, à qui Ronsard donna un« Et vaincus, ils diroyent : « Sont ^ des^ verges ] ^^^^^^ ^^^^ ^^ brigade par reconnaissance.
De nostre E'^lise vraye et la marque ^lu JeanDawat Dinemandy,ftnUi\nAuratus, ue nosire n^use vraye ^M^.^^ ^^ ^ ^ ^^^ ^^ ^.^^^ ^^^g ^ Limoges. Il enseigna
I les lettres anciennes à Paris avec tant de