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EMPLOI DU SEL EN AGRICULTURE

terres dans les circonstances les plus diverses ; et si cette matière avait répondu aux espérances qu’on avait conçues, elle aurait aujourd’hui une valeur reconnue et consacrée par la pratique. Tous ces essais ont montré que les effets du sel sur la végétation sont extrêmement variables : quelquefois ils peuvent paraître utiles ; d’autres fois ils sont insignifiants ; souvent enfin on les trouve bien décidément nuisibles.

Un homme d’État anglais a résumé la question de la manière suivante : « Le rôle agricole du sel est extrême- « ment faible en Angleterre ; si on en a tant parlé autre- « fois, c’est qu’on voulait monter l’opinion et se défaire « d’un impôt gênant pour les pêcheries et lourd pour la « consommation l. On a mis en avant tous les agronomes « éminents ; mais une fois le dégrèvement obtenu, on a <i laissé tomber toute cette effervescence d’opinion, toute « cette fièvre de promesses ; on n’a plus parlé du sel « comme engrais, et on a cultivé la terre comme aupa- « ravant, sans rien changer aux procédés employés. »

Les expériences faites en France par beaucoup de savants et d’agronomes n’ont pas donné d’autres résultats que les essais faits en Angleterre. Les conclusions ont été variables : mais, sur les points mêmes où elles étaient favorables, un usage continu du sel n’a plus rien donné d’avantageux et, le plus souvent même, est devenu nuisible.

On peut l’affirmer : rien n’est moins démontré que le rôle du sel dans la végétation et que son inlluence heureuse comme amendement ou comme engrais employé dans la grande culture. Il reste à examiner son emploi pour la nourriture du bétail.

Le goût des animaux pour le sel n’est pas douteux. Dans le haut Canada, par exemple, on abandonne les bes-

1 L’impôt du sel était, en Angleterre, d’environ 75 centimes par kilogramme; il n'est chez nous que de 10 centimes.

tiaux au milieu des bois et des pâturages vierges, où ils trouvent une grande abondance d’herbes : mais une lois tous les quinze jours, ils reviennent dans les fermes pour recevoir un peu de sel ; puis quand ils l’ont mangé, ils s’enfoncent de nouveau dans les solitudes.

11 en est de même dans les steppes américains de la zone équatoriale : on y considère comme un fait avéré que le bétail ne peut vivre sans recevoir de sel ; c’est du moins ce qu’affirment les éleveurs des Llanos. Quand un troupeau prospère dans un steppe, c’est qu’il existe un endroit où suinte de l’eau salée. Dans les savanes, dont le sel ne produit pas de substances salines, l’éleveur distribue régulièrement du sel aux animaux : ceux-ci ne manquent pas de se réunir tous les jours à la même heure au lieu de la distribution.

Le sel constitue dans ces contrées le lien entre l'homme et les animaux domestiques1; mieux que la lyre d’Orphée, il rassemble au milieu du désert les brebis les plus farouches, les grands bœufs aux longues cornes, et les chevaux eux-mêmes, qui tous accourent et sortent des savanes à la vue du colon qui leur distribue cette friandise. Aucune autre substance n’exerce à un aussi haut degré une sorte d’attraction et de pouvoir irrésistible sur les animaux les moins apprivoisés. Dans le voisinage des lacs salés de l’Afrique et du nouveau monde, les voyageurs ont observé au milieu des forêls les traces d’animaux sauvages, qui se frayaient un chemin vers les lacs pour lécher la croûte de sel déposée sur leurs bords.

Les animaux domestiques, en général, aiment donc le sel : mais y a-t-il quelque avantage à leur en donner, et à augmenter ainsi artificiellement la dose normale de chlorure de sodium qu’ils trouvent dans les aliments ordinaires? Le fermier qui élève ou qui engraisse du bétail,

* Esquiros. — Le sel en Angleterre ( Revue des Deux Mondes).

EMPLOI 1)U SEL EN AGlUCULTUllE.

celui qui nourrit des vaches laitières trouvera-t-il dans les produits obtenus une compensation à un accroissement de dépenses? Les avis à tous ces égards sont partagés. Suivant les uns, l’addition d’une certaine dose de sel à la ration ordinaire des animaux domestiques augmente l'effet utile des aliments, en favorise 1 assimilation et accélère la production de la graisse. D autres se contentent d’attribuer au sel des propriétés hygiéniques et en vantent l’efficacité dans certains cas particuliers. D’autres enfin se bornent à le regarder comme un excitant qui permet l’emploi de fourrages de qualités inférieures. Nous ne parlons pas de ceux qui, attribuant au sel des vertus merveilleuses, ont écrit ou répété qu'une livre de sel, fait dix livres de graisse : ces exagérations sont de simples fleurs destinées à émailler les discours dans les assemblées politiques.

Des expériences précises ont été faites en Angleterre et en Écosse à l’époque du dégrèvement : on a reconnu que le sel n’exerçait aucune influence, ni sur la quantité d’aliments consommés, ni sur la rapidité avec laquelle augmentait le poids des animaux. M. Boussingault est arrivé aux mêmes conclusions. Dans une première série d'expériences, les animaux privés de sel ont augmenté de poids dans le rapport de 7, 9 pour 100 des fourrages consommés, et ceux auxquels on donnait du sel dans le rapport de 7, 8 pour 100. Une seconde série d’essais a fait voir que le sel excite les animaux à manger plus vite, mais ne les fait pas manger davantage. Enfin dans une troisième série d’expériences, le même auteur a constaté que des taureaux recevant une ration de sel étaient en meilleur état et avaient plus belle mine que ceux qui en étaient privés : ils ont aussi augmenté de poids un peu plus vite. Tous ces résultats indiquent que pour l’engraissement et l’élève du bétail l’influence du sel est trop faible pour qu’on puisse la reconnaître dans des expériences de courte durée.

Les essais faits sur les vaches laitières n'ont été ni plu? concordants ni plus favorables aux partisans du sel. Les animaux qui reçoivent du sel boivent plus ; mais ils ne donnent pas plus de lait et ce produit n’est pas de meilleure qualité. Dans les comtés de Chester et de Gloucester où l’on fabrique d’énormes quantités de fromage et où le sel, grâce au voisinage des mines, peut être obtenu à vil prix, on n’en donne aux vaches laitières, ni régulièrement, ni en quantité notable. Il n’en est pas de même dans certaines contrées de la Suisse ; mais il y a là une raison spéciale. Sur les montagnes d’où descendent l’Arve et le Rhône, l’eau qui sert de boisson ne contient qu’une dose de chlorure de sodium bien inférieure à celle qui existe, en général, dans les eaux potables. Les plantes de cette région alpine et granitique doivent être également presque dépourvues de soude. On comprend que, dans ces circonstances ou dans d’autres analogues, il y ait avantage à donner au bétail des rations de sel destinées à compenser l’infériorité, sous ce rapport, des aliments dont il se nourrit. 11 est également reconnu qu’il est bon d’associer, pour les vaches laitières, le sel à certains aliments particuliers; tels sont les résidus de brasserie ou de distillerie, dépouillés d’une partie de leurs matières minérales par le travail qu’ils ont subi.

Quand les troupeaux de moutons paissent dans des terrains humides, on risque d’en perdre beaucoup par le développement des maladies contagieuses : le sel les préserve des effets de l’humidité, de la pourriture et des affections du foie. C’est donc un excitant précieux dans ces conditions défavorables : aussi est-il bon, dans les localités insalubres, de placer quelques blocs de sel à la portée des moutons ; ils viennent en lécher la surface de temps en temps et se conservent dans un meilleur état de santé, bien que la quantité de sel consommée soit très minime.

EMPLOI nu SEL EN AGRICULTURE.

Mais c’est surtout pour obtenir la consommation do fourrages avariés que l’on a recours à l’emploi du sel : quelquefois même on le mêle avec le foin quand on fait les meules. Une récolte mouillée par la pluie et qui a . subi un commencement de fermentation, peut être coni sommée sans danger, lorsqu’on l’a saupoudrée de sel. Il paraît même que les animaux recherchent ce fourrage ! de préférence à celui qui, étant de bonne qualité, n’a pas été salé. Beaucoup d'agronomes pensent, il est vrai, que les animaux profitent peu des aliments de mauvaise nature qu’on parvient à leur faire manger à l’aide du sel : mais il permet de tirer parti, dans de certaines limites, de fourrages avariés, en associant à cette ration des aliments de bonne qualité.

On peut donc résumer comme il suit les conclusions relatives à l’emploi du sel en agriculture. La valeur du sel considéré comme engrais est absolument nulle ; par conséquent, son usage est inutile et ne saurait augmenter, quand bien même le prix de revient du sel serait fort minime. Pour la nourriture des animaux domestiques, le sel est utile dans les lieux froids, humides et marécageux, ou bien lorsque leur santé se délabre par l’usage d’aliments sans sel naturel, aqueux et avariés ; il est inutile lors qu’ils reçoivent une nourriture suffisante, de bonne qualité et rationnellement distribuée ; il est nuisible, quand les animaux sont soumis à une alimentation riche et échauffante, ou quand on leur donne ce condiment à dose trop élevée.

Employé en quantité modérée, il donne aux animaux un meilleur aspect, une plus belle mine : il contribue enfin chez les animaux mis à l’engrais, à neutraliser les circonstances défavorables qui résultent de cet étal contre i nature.

r EMPLOI DU SEL DANS L’INDUSTRIE CHIMIQUE.

Le sel est un minerai métallique. — Extraction de l'acide chlorhydrique.— Préparation du chlore. — I.’eau de Javel et le chlorure de chaux. — Désinfection par le chlore. — Blanchiment par le chlore. — Préparation du chlorure de chaux. — Le sulfate de soude — Sa transformation en carbonate de soude. — Soude artificielle. — Fours à soude. — Procédé de Leblanc. — Procédé à l'ammoniaque. — Emploi de la soude. — Lessivage du linge. — Le savon de Marseille. — Les verres à base de soude. — Extraction de sodium.

Si la plus grande partie du sel est employée en nature, et surtout dans l’alimentation, une quantité considérable est encore utilisée dans l’industrie comme minerai métallique. Le fer ne se rencontre dans la nature, ni sous forme de barre, ni même à l’état de métal libre : on le trouve presque toujours à l'état de rouille, ou d’oxyde de 1er : c’est ce qu’on appelle le minerai de fer. 11 en est de même du plomb, du cuivre, du zinc; chacun de ces métaux a un minerai naturel particulier, qui n’est autre chose qu’un composé chimique du métal. Le sel lui aussi est un minerai, et même sous ce rapport il est supérieur à la plupart de ceux des autres métaux ; car les deux éléments ou corps simples, le chlore et le sodium qui le composent, peuvent tous deux en être extraits et rendre les plus grands services.

Quand on traite le sel par l’acide sulfurique, on obtient du gaz chlorhydrique et un résidu solide de sulfate de soude (fig. 16).

L’acide chlorhydrique gazeux recueilli dans l’eau s’y dissout et fournit un liquide utilisé sous les noms d'acide muriatique, esprit-de-sel, acide hvdrochlorique, enfin acide chlorhydrique. 11 suffit d’y ajouter un minéral naturel, le bioxyde de manganèse, pour obtenir un dégagement de chlore. L’opération se fait industriellement au moyen des appareils représentés dans les figures 17 et 18. La figure 17 montre une disposition de vase en grès servant A la préparation du chlore. Les bonbonnes em-

EMPLOI OU SEL DANS I/1ADUSTIUE CHIMIQUE

ployées ont une capacité de d 00 litres environ. Deux tubulures latérales servent, l’une à l’introduction de 1 acide

A. Four. — B. Bonbonne contenant de l’eau et refroidie. — C. Cylindre renfermant le mélange d’acide sulfurique et de sel. — e , e'. Ouverture et entonnoir pour l’introduction de l’acide. — b, t, u. l'ubes de communication.

Fig. 16. Fabrication de l’acide chlorhydrique en dissolution dans l'eau.

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chlorhydrique, l’autre au dégagement du chlore. La tubulure centrale porte un cylindre percé de trous dans lequel on met le manganèse en morceaux : cette ouverture est fermée par un couvercle â joints hydrauliques. Les bonbonnes se chauffent dans un bain de sable ou à la vapeur. La figure 18 donne une idée d’un appareil de plus grandes dimensions, il se compose Fi„ n. bonbonne d’un cylindre en grès de 2 mètres de à chlore, haut et de 1 mètre de diamètre. Le bioxvde de manga-

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nèse est introduit par une ouverture a et déposé sur un double fond percé de trous. L’acide chlorhydrique est

Fig. 18. — Appareil pour la fabrication du chlore. : - ?

versé au moyen de l’entonnoir II : le chlore se dégage par F. Le tuyau E permet d’introduire de la vapeurjpour chauffer le mélange : enfin l’ouverture J est destinée à l’écoulement des résidus de l’opération.

Le chlore étant gazeux ne peut guère être employé dans l’industrie à l’état libre: on le fait ordinairement absorber par une dissolution faible de potasse ou de soude, et on obtient ainsi Veau de Javel. En employant comme absorbant la chaux éteinte humide, on prépare le chlorure de chaux du commerce : c’est à cet étal, sous forme

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d’une poudre blanche fortement odorante, que le chlore est employé comme désinfectant et comme décolorant.

Le chlore est un désinfectant parce qu’il détruit les émanations ammoniacales ou sulfhydriques et les miasmes organiques infects et délétéres. Il agit également sur les matières colorantes d’origine organique et sert comme décolorant. Sclieele, qui découvrit le chlore, avait constaté ce fait important : mais ce fut Berthollet qui, en 1785, en entrevit toute la portée, songea le premier à utiliser l’action du chlore sur les matières organiques colorées et l’appliqua au blanchiment des

Fig. 19. Fabrication du chlorure de chaux.

tissus. Jusqu’à lui, on employait une méthode plus lente, de nombreux lessivages et l’exposition au soleil sur le pré: aujourd’hui le blanchiment au chlore est presque exclusivement appliqué, parce qu’il permet d’obtenir en moins de temps un blanc plus parfait. Le chlorure de chaux que l’on emploie à cet usage, est fabriqué au moyen de l’appareil représenté dans la figure 19. Le chlore se prépare dans la bonbonne B, et se lave dans les bonbonnes I),l), qui contiennent de l’eau : il se rend ensuite dans une chambre en briques C où se trouve de la chaux éteinte, disposée en couche mince sur des tablettes.

La quantité de sel employée à l’extraction du chlore est très minime en comparaison de celle qui sert à la fabrication du sodium, de la soude et de leurs composés. Le sel est donc surtout un minerai de sodium. Donnons une idée générale des transformations successives qu il subit pour fournir les produits divers que l’industrie chimique en peut tirer.

Le traitement du sel par l’acide sulfurique donne de l’acide chlorhydrique et un résidu de sulfate de soude. Le sulfate de soude, calciné avec un mélange de craie et de charbon dans un four à réverbère, se transforme en carbonate de soude. La masse lessivée à l’eau froide donne une dissolution, d’où l’on peut retirer le carbonate de soude par l’évaporation. Ce produit est désigné dans le commerce sous le nom de soude artificielle ou bien par celui de cristaux de soude, lorsqu’il a été purifié par une redissolution dans l’eau et une cristallisation.

Lns figures 20 et 21 mordront doux disposions d-s

Fig. 20. Four à soude à deux soles.

fours à soude. Le four (fig. 20) est muni de deux soles que la flamme du foyer vient successivement lécher: c’est sur ces soles ou plates-formes que l’on met le mélange de sulfate de soude, de craie et de charbon à calciner.

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Dans le four de la figure 21 on voit, outre le foyer A, deux compartiments distincts B et G : le premier est destiné à la calcination du mélange qui doit fournir la soude ; le second sert à préparer, au moyen de l’acide sulfurique et du sel, le sulfate de soude nécessaire à la réaction finale : l’acide chlorhydrique s’échappe par la cheminée D.

Le carbonate de soude ainsi fabriqué est appelé soude artificielle, pour le distinguer du carbonate de soude na-

Fig. 21. Four à soude (Coupe et plan).

turel, obtenu par le lessivage des cendres de certaines plantes marines, telles que les salsola et les salicors. La méthode que nous venons d’indiquer a été imaginée par le chimiste français Leblanc et appliquée pour la première fois à Saint-Denis en 1791. Depuis cette époque, beaucoup d'autres procédés ont été proposés pour transformer directement le sel en carbonate de soude : le seul qui ait donné des résultats satisfaisants consiste à

traiter le chlorure de sodium par le bicarbonate d’ammoniaque; il se forme du chlorhydrate d’ammoniaque et du bicarbonate de soude peu soluble. On l’exploite en Angleterre, en Hongrie : en France, il n’a été appliqué que dans une seule usine située près de Nancy.

Les emplois du carbonate de soude sont fort nombreux. Dissous en petite quantité dans l’eau, il fournit une liqueur alcaline, excellente pour le lessivage du linge et bien préférable à la lessive de cendres; car elle est parfaitement incolore, et non pas jaune comme cette dernière.

La dissolution de carbonate de soude additionnée de chaux se transforme en carbonate de chaux insoluble qui se dépose, et en soude caustique qui reste en dissolution. Celle-ci, traitée par les matières grasses, huiles végétales ou graisses animales, fournit un composé solide, dur, nommé savon; tels sont les savons de Marseille et de toilette : le savon mou ou savon noir est à base de potasse. Le sel nous fournit donc le chlore nécessaire au blanchiment des tissus et le savon indispensable à leur propreté. La quantité de sel employé chez un peuple à ces usages peut donner une mesure de son degré de bien-être et de civilisation : car le défaut de propreté est un signe de misère et de pauvreté inintelligente.

Le carbonate de soude sert encore à la fabrication d’un autre produit de la plus haute importance. Si l’on introduit dans un pot ou creuset d’argile un mélange de sable, de chaux et de carbonate de soude, et qu’on le soumette à une température rouge vif, la masse entière se combine et prend une consistance pâteuse qui permet de la travailler, pendant qu’elle est chaude : c’est le verre. On peut le souiller, le tourner ou le mouler. 11 est représenté chimiquement par un silicate double de soude et de chaux ; parfaitement transparent et incolore quand il est pur, comme le verre à glaces, il. devient verdâtre, s il contient un peu d’oxyde de fer; c’est alors le verre a bouteilles. Il prend, en outre, les teintes les plus variées,

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quand on y introduit des oxydes métalliques différents et fournit alors les beaux verres colorés, employés dans les vitraux des cathédrales.

Ajoutons enfin que le carbonate de soude, chauffé fortement en vase clos avec du charbon, laisse dégager sous forme de vapeurs le métal du sel, le sodium, dont les applications en chimie sont extrêmement nombreuses et des plus importantes.

Le sel est donc, en résumé, la matière première qui alimente, d'une part, la fabrication de l’acide chlorhydrique, celle du chlore et par suite l’industrie du blanchiment, et d’un autre côté toutes les fabrications où entrent le sodium et ses composés: sulfate de soude, carbonate de soude, savons et verres.

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