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COMPOSITION DE QUELQUES SELS GEMMES

L’exploitation du sel gemme se fait de différentes façons. En France, on ne retire actuellement que fort peu de sel en roche et l’on opère surtout parla méthode des trous de sonde. Autrefois ou se bornait à utiliser l’eau salée provenant des sources sortant des terrains salifères. Ce moyen est encore employé dans beaucoup de pays. Francis Garnier, dans son voyage en Indo-Chine, a visité les exploitations de Ilo-Boung (fig. 59). L’eau salée extraite au moyen de pompes manœuvrées à la main est recueillie dans des auges en marbre : chacune de celles-ci sert à l’entretien d’une chaudière d’évaporation, dans laquelle on renouvelle l’eau constamment pendant 48 heures. Au bout de ce temps on achève d’évaporer le liquide, et il reste un bloc de sel très blanc, solide, ayant la forme de la chaudière et pesant environ 60 kilogrammes.

Ailleurs, comme à Jeypore dans l’Inde, on trouve de grandes plaines dont le sable est tellement imprégné de sel que les habitants vivent de son extraction : ils lavent le sable et font évaporer l’eau de lavage en l’exposant au soleil. Ce pays extrait aussi beaucoup de sel du lac de Sambhcr. C’est une vaste nappe d’eau située à la limite des étals de Jeypore et de Jondpore. Les eaux fortement salées proviennent de sources et sont utilisées pour l’exlraclion du sel. On l’obtient sous forme de plaques semblables au marbre et qui s’expédient dans l’Inde septentrionale jusqu'à Calcutta. Il est généralement préféré à celui des montagnes de Panjab, à cause de sa plus grande pureté.

Les procédés d’exploitation du sel gemme varient du reste beaucoup avec les pays : nous allons dans les numéros suivants de ce chapitre passer en revue ceux qui offrent le plus d’intérêt.

. 39. Les salines de Ho-Bung, dans l’Indo-Chine.

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