‹ Le Séminaire de NicoletChapitre 3 sur 33 · BIENVENUE · texte numérisé non relu

BIENVENUE

Quelle agitation déjà! quels transports! combien peu le voyage nous pèse à tous ! Se revoir ainsi après tant d'années et en aussi grand nombre, c'est presque un rêve.

Pour les élève-s éloignés, les premiers bonjours auront lieu au réfectoire où un excellent déjeuner nous attend.

A chaque pas, nous sommes salués, entourés, poussés, entraînés. ...

Un moment, la tasse de café en mains, nous regardons, mon compagnon de voyage et moi, à travers les fenêtres du côté de la grande avenue. Sur le balcon, des prêtres de la maison, la tête découverte. Le parterre est noir de monde; une vive musique se fait entendre. Quelques grands personnages à tout instant font leur entrée. On entend des acclamations.

La foule a déjà envahi les corridors ensoleillés.

Quelle mêlée ! tout ce monde se croise, ou fait grou})e un moment pour se séparer et former nouveau cercle à deux pas plus loin. Salutations, poignées de mains, exclamations. On marche, on court, on s'agite, c'est un flot, une marée.

Que d'anciens amis, de camarades, qui se revoient après des années d'absence ! quel entrain ! quelle émotion !

LA RECEPTION OFEICIELLE

Il est 9 heures, (^est le temps marqué au programme pour l'inauguration de la nouvelle salle.

A ce moment, les portes s'ouvrent et les visiteurs s'y précipitent de toutes parts.

Nous devons être un millier de personnes au moins, soit sept à huit cents élèves tant anciens que nouveaux. W

Comme nous l'avons dit dans nos préliminaires, l'un des objets de la construction d'une chapelle, destinée à commémorer le jubilé, c'était une salle de réception pour les élèves.

Otte pièce, située à peu près de niveau avec le premier grand corridor de la maison, au centre, communique avec lui au moyen d'un couloir d'une vingtaine de pieds, et forme toute l'étendue du rez-de-chaussée de la chapelle.

La longueur de la salle, qui est celle de l'édifice, a 135 pieds, sur une largeur de 55, 95 au transept.

Au fond de cette immense salle, superbement ornée pour la circonstance, se trouve ménagée une estrade destinée aux séances publiques, etc. Au-dessus brille en lettres lumineuses : Concordia et labore, religioni et bonis artihiis, la devise du Séminaire.

(1) Voir la liste, à lu fin.

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CciW pièce, excolk'iniiH'iit coiislriiik', lorinc Maimenl ce (|U()ii peut appelei" une « amélioiation moderne)) à tous les points de vue. Elle doit servir, en temps ordinaire, de salle de récréation aux élèves.

C'est la plus spacieuse et la mieux disposée que nous ayons encore vue en ce genre.

Quelques officiers des comités d'organisation sont allés prendre place sur le théâtre, à droite du spectateur, ayant à leur tête leur président honoraire.

En face du groupe, à gauche, attendent les anciens de la maison, M. l'ahhé Douville, supérieur, M. l'abbé Bellemare, ancien professeur de philosophie, M. l'abbé M.-(i. Proulx, procureur actuel, et autres.

Au bas de la scène, l'on remarque les dignitaires suivants : Nos Seigneurs archevêques Bégin, Bruchési et Langevin; les évêques Gravel, Biais, Cloutier, Laroque, Gauthier et Bruneault; M^'" Mathieu, recteur de l'Université Laval, à Québec, M. l'abbé Lecoq, supérieur de S'-Sulpice, à Montréal, les bon. Boucher de la Bruêre, surintendant de l'éducation, J. Blanchet, juge de la Cour du Banc du Boi, Desmarais, juge de la Cour Supérieure, Alphonse Desjardins, sénateur, B.-O. Méthot, conseiller législatif; MM. les députés (i. Bail, Jacques Bureau, J. Allard, E.-J. Flynn et une foule d'autres notabilités de toutes les parties du pays.

Le président du comité général, M. Ba})haël Bellemare, ancien journaliste et publiciste, de Montréal, et qui, en 1866, avait eu l'honneur de présenter l'adresse des anciens élèves, devait remplir la même charge en 1903.

Je ne sais s'il y aura, dans toute la journée, moment plus solennel et plus palpitant d'émotions que celui où, l'assemblée entière se levant, le président d'une yoix fîrave et visiblement affectée, commence la lecture de l'adresse qui va suivre.

Les deux morceaux, du reste, l'adresse que l'on va lire et la réponse, allaient résumer d'une façon admirable les sentiments et les pensées de toute la fête.

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