‹ Le Sénat de la République romaine, sa composition et ses attributions (volume 2)Chapitre 74 sur 95 · XXVIII. 10, XXXVI · texte numérisé non relu

XXVIII. 10, XXXVI

deux légions et d'un contingent déterminé de socii (i), tantôt d'une légion et de socii (2), tantôt seulement d'un corps de éocii, variant de 2000 à 10,000 fantassins et de 200 à 500 cavaliers (3).

Le Sénat peut accorder aux consuls ou aux préteurs les armées stationnées dans les provinces qui leur sont échues (4), ou celles qui se trouvent dans d'autres provinces (5), ou enfin des armées de formation nouvelle (e).

Au promagistrat maintenu dans sa province, le Sénat peut

(1) Liv., XXIII, 31-32, XXIV, 11, 44, XXV, 3, XXVI, 1, 28, XXVII, 22. 35-36, XXVIII, 10, XXIX, 13, XXX, 27, 41, XXXII, 1, XXXV, 20, 41, XXXVI, 2, XXXVII, 2.

(2) Cf. Liv., XXIV, 11 : '^ Singulas C Terentio proconsuli ad Picenum et M. Valerio (propr.) ad classem circa Brundisium, *» 44, XXVI, 28, XXVII, 22, 35-36, XXVIII, 10 : « JE'a? Sardinia vêtus exercitus deportalm; novam legionem quam Ti. Claicdius (praet,) traiceret secum, consides conscripserunt, n XXIX, 13, XXX, 41. XXXIII, 26, 43, XXXVII, 1, 50, XXXVIII, 36, XLI, 10, 21.

(3) Ainsi, en 200, les provinces prétoriennes de la Gaule, du Bruttinm, de la Sicile, et la province proprôtorienne de Sardaigne n'obtiennent chacune qu'an corps de 5000 socii. Liv., XXXI, 8. Cf. XXXII, 1. — En 198, le Sénat attribue & la province prétorienne de Sicile 4000 pedites, 300 équités y et à celle de Sardaigne 2000 pedites, 200 équités, tous socii (Liv., XXXII, 8). — En 197, chacune des deux provinces d'Espagne reçoit un corps de socii de 8000 fantassins et de 400 cavaliers (ib., 28). — Les 10,000 fantassins et 500 cavaliei-s qui forment en 195 Tarmée du préteur d*Etrurie, sont sans doute aussi des socii (ib.. XXXIII, 43). — En 188, Tarmée de Sicile est licenciée sans qu*il soit question de son remplacement (Liv., XXXVIII, 35). De môme en d'autres années, Tite- Live ne mentionne pas les armées de Sicile et de Sardaigne. Il est probable cependant que tout gouverneur provincial avait toujours au moins un corps de socii ou à'atÂxilia.

(4) Liv., XXIV, 44, XXVI, 1, XXVII, 7, XXVIII, 10, XXIX, 13, XXX, 1, 27, 41, XXXVI, 2.

(5) En 215, Tarmée de Suessula (Campanie) est envoyée en Sicile, celle de Sicile en Apulie, et enfin celle d'Apulie à Tarente (Liv., XXIII, 25, 31-32). En 212, le préteur de la province de Suessula obtient larmée du Picenum (ib., XXV, 3). En 209, le Sénat décrète aux deux consuls qui ont obtenu Tltalie, avec Tarente et le Bruttium comme double centre d'opérations, l'armée d'Etrurie et une des deux armées de Sicile (ib., XXVII, 7). Cf. XXXI, 8. En 190, Tannée de Gaule est attribuée au préleur du Bruttium (ib., XXXVII, 2).

(6) Voyez p. 625, n~ 5-9. Cf. Sali., Jug., 27 (111) : - Calpumio Numidia Scipioni Italia obvenit, deinde exerciti4S qui in Aflricam portaretur scnbitur, m

laisser son ancienne armée (i) ou en attribuer une autre (2). Enfin, au promagistrat qui change de province, le Sénat peut maintenir l'armée qu'il a commandée dans sa province précédente (3), on lui attribuer celle qui est stationnée dans sa province nouvelle (4), ou enfin toute autre (5).

Pendant la période qui va du commencement de la seconde guerre punique jusqu'en 167 (où s'arrête le 45"* Livre de Tite- Live), le Sénat formait généralement (e) une armée de réserve, composée de deux (7) et parfois quatre légions (s), et d'un contingent de socu{9).

L'armée de réserve stationnait sous les murs de Rome à la

(1) Liv., XXIII, 25 : « C Terentio consuli propagari in annum imperium nequede eo exercitu quem ad praesidium Apuliae haberet quicquam minui n XXIV, 44, XXV, 3 : ** Provinciae.., cum suis eœercitibus prorogatae, - XXVI, 1, 28, XXVII, 7, 22, XXXV, 20, XXXVI, 2, XXXVII, 2, 50, XL, 44.

(2) En 209, le proprèteur d'Etrurie, dont Vimperium est prorogé, obtient, en échange de son armée, Vexercitus urbanus de 210 (Liv., XXVII, 7). En 188, Tarmée de Gaule est assignée au propréteur du Bruttium, dont les pouvoirs sont prorogés (ib., XXXVIII, 36). — Cf. App., Hisp., 78 : « Kat toi; ffToaTtwTatç,,, (îtà^o;^ot vaoxATfitypa^oi. » Plut., C. Gracch., 2.

(3) En 190, Texpréteur du Bruttium est chargé de transporter son armeé en Etolie et éventuellement de la commander proro^a^o imperio (Liv., XXXVII, 2).

(4) En 207, C. Hostilius échange Tarente contre Capoue, en obtenant l'armée de Capoue. Liv., XXVII, 35. Cf. XXXI, 8.

(5) En 190, lexconsul P. Cornélius, qui avait fait la guen*e en Gaule contre les Boji, est maintenu comme proconsul dans la province des Boji. Mais, en échange de son ancienne armée qui est transférée dans le Bruttium, il reçoit celle de Ligurie (Liv., XXXVII, 2).

(6) Dans l'histoire de certaines années, lite-Live ne mentionne pas cette armée. Cf. XXVIII, 10 (206), XXIX, 13 (204), XXXII, 1 (199), 8 (198), XXXIII, 42 (195), XXXVII, 2 (190), XXXVIII, 35 (188), XL, 1 (182), 36 (180), XLI, 8 (177), 14 (176), 21 (174), XLII, 1 (173). Il est difficile de dire si pendant ces années il n*y a pas eu d'armée de réserve ou si Tite-Live a oublié d'en faire mention.

(7) Liv., XXIV, 44, XXV, 3, XXVI, 28, XXVII, 36, XXVIII, 46, XXX, 2. 41, XXXIII, 25, XXXIV, 43, 56.

(8) Liv., XLII, 35 (171), XLIII, 12 (169).

(9) Cf. Liv.-, XXVII, 3 : - Mille milites de exei^citu urbano, par numet^us Romanorum scciorumque. »»

disposition du Sénat (i) (eœercitua urbanua {2), leffiones urba* nae) (3). Probablement était-elle commandée par le préteur urbain (4). D'ordinaire (5), elle était formée des troupes nouvellement recrutées, qui étaient attribuées Tannée suivante au commandant d'une province italique ou extra-italique (6).

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