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de défendre à titre de ministre un de ses actes attaqué devant le Sénat, mais de pouvoir à titre de sénateur chercher à le justifier comme si c'était l’acte d’un étranger. Sous le régime actuel on a dénié aux fonctionnaires membres du Parlement le droit de défendre au Parlement leurs actes de fonctionnaires qui étaient attaqués.Le cas s’est produit notamment à la Chambre des députés le 1° juillet 1879.Une interpellation adressée au ministre de l'Intérieur visait M. Andrieux, préfet de police, qui se trouvait en même temps être député. Etant mis en cause, il demanda la parole au président Gambetta qui la lui accorda. M. Cuneo d’Ornano soutint que l’interpellation étant adressée au gouvernement, c'était au ministre seul à répondre. Gambetta, président de la Chambre, revendiqua pour tout membre de l’assemblée qui serait en même temps investi de fonctions publiques le droit de présenter des explications à ses collègues afin de les mieux éclairer. Il est certain, disait-il, que le débat ne serait ni sincère, ni éclairé, ni complet si à raison d’une question quelconque, que ce fût une question de politique extérieure ou d'ordre judiciaire,un fonctionnaire, faisant partie d’une des deux Chambres, était privé, par cela seul qu'il est membre du Parlement, de prendre la parole pour donner des explications sur un de ses actes (1).