‹ Le Sénat Sous Le Second EmpireChapitre 54 sur 75 · FRRR A · texte numérisé non relu

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calme ; le sénatus-consulte n’y rencontra pas une grande opposition, sauf dans le deuxième où le général Cousin-Montauban, comte de Palikao, attaqua la pensée même de l'acte, et dans le troisième où le baron Dupin critiqua ses principales dispositions. Le choix du rapporteur devait susciter quelques compétitions. Les candidats au nombre de 4 étaient Delangle, Behic, Maupas, Devienne. La lutte devait être, sérieuse surtout entre les deux premiers. Les journaux du tiers-parti ayant insinué que Delangle était un peu plus libéral que Behic, « cela peut être, disait ironiquement le Siècle (1), mais la différence roule sans doute sur des quantités tellement infinitésimales que les anciens peseurs d’or avec leurs instruments délicats auraient eu de la peine à la déterminer ». Le choix de la Commission finit par se porter sur Devienne. C'était un magistrat d'esprit sagace plutôt que de grand savoir : on comptait qu’il remplacerait Troplong sans trop de désavantage. Il lut son rapport au Sénat le 25 août. Il faisait observer que l’appel à l’action constituante de la Haute-Assemblée se renouvelait trop souvent. Les peuples les plus grands et les plus prospères, disaitil, sont ceux qui respectent les lois et non pas ceux qui les changent. Imitant Troplong qui avaittoujours recours à quelque texte latin, il rappelait le langage

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