Boissier, op. cit.,l, p
faveur de leurs ressemblances plus ou moins lointaines avec les dieux romains : « Toutes les religions les plus opposées ont des points par lesquels elles se touchent : ce furent ces ressemblances qui frappèrent surtout les Romains. Ils crurent le plus souvent retrouver leurs dieux dans les dieux étrangers (1). »
Nous empruntons à Wissowa (2) la synthèse de ce mouvement d'importation :
« Avec Cybèle, pour la première fois entra à Rome un culte qui n’apporta pas seulement avec lui la sensualité grecque, mais déjà la dépravation orgiastique de l’Orient. Bien que ce culte pour les Romains n’eût d'autre valeur que celle de venu de la Grèce et d’appartenir à une civilisation parente de la leur, comme celui d'Apollon et celui de Cérès, et qu’il fût à ce titre soumis à la surveillance des Decemviri sacris faciundis, le Sénat sentit pourtant que, là plus qu'ailleurs, il était nécessaire de prévenir autant que possible les mauvaises suites probables de son admission, en limitant par des mesures de police les manifestations extérieures de ce culte et en défendant aux citoyens romains de prendre part au sacerdoce de la déesse.
« Il ne réussit pas cependant à affaiblir l’impression surexcitante et entrainante du nouveau culte, et ce ne fut pas seulement le bas peuple qui prit