Boissier, op, cit., 1, p
2, Liv. XXXIX, 8 ; XLI.8.
3. Denys d’Halicarnasse, 11, 19. Of moXXN dvd yan oebetv Tous mate
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pas de grands scrupules sur les moyens de s’enrichir. Il leur fallait avant tout s’insinuer dans les bonnes grâces des Romains, etils ne pouvaient espérer faire de bons profits qu’en se rendant agréables ou nécessaires. Les grecs étaient dès cette époque très habiles dans ce métier de flaitteurs et de complaisants pour lequel ils ont toujours eu beaucoup de goût. Les plus lettrés, les plus heureux, parvenaient à se glisser dans les grandes maisons, les autres s’adressaient plus bas (1). »
Les autres encombraient les places publiques. C’étaient les « agyrtes », sorte de prêtres mendiants, diseurs de bonne aventure. Ils fourmillaient à Athènes et dans le monde héllénique ; les cultes de Cybèle, d’Isis et des dieux d’Orientjetèrent ces charlatans dans le monde romain, à la grande joie de la populace, crédule à l’égard de leurs sortilèges, aveugle ou complaisante à l’égard de leur immoralité. Plaute nous les représente encapuchonnés dans un manteau sous lequelils cachent leurs livres (2). On était sûr de les rencontrer au cabaret où ils buvaient des boissons chaudes et s’enivraient en discutant (3).
Dans la plupart des cas, les divinités pour lesquel-
les prèchaient de tels apôtres, s’accréditaient à la