Preller, Griechische Mythologie, I, p
5. Homère, Hymne XX VI, — Sophocle, Antigone, 1130. — Euripide. Bacchyllides, 556.
oi — Dionysos, baptisa de ce nom une foule de localités * diverses (1).
Il y eut des Vysa en Eubée et à Naxos (2), dans la Thrace hellespontique (3),en Carie,en Palestine (4). Il y en eut en Asie mineure, en Cappadoce, en Arabie, dans l'Inde occidentale mème. Toutes revendiquaient la gloire d'avoir abrité l’enfance du dieu et se montraient également jalouses de leur authenticité. Pourtant la plus ancienne Nysa paraît être celle qu'Homère a connue et qu'il place dans la vallée du pied de l’Hélicon, c’est-à-dire dans cette région bornée par la chaîne du Pinde, la Macédoine et l’Attique qui constitue la Thrace mythique (5). Là, autour de l’Olympe et du Parnasse, séjour des héros et des anciens dieux, naquit et se développa un culte sanguinaire et barbare, le culte de Dionysos, mangeur d'hommes Qunstns Av6pox2o0x00ns. Dans ces lieux, qui, d’après la légende, furent le théâtre de ses principales aventures, se produisirent aussi les plus grandes manifestations de la dévotion des fidèles.
Malgré les attaches lointaines auxquelles nous
1. Les lieux consacrés à Dionysos s'appellent Nysa comme les lieux consacrés à Sabos (Sabazius)s’appeltent Sabui.— Roschers. Lexikon, p. 1045.