‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 2 sur 83 · Cicéron. De legibus · texte numérisé non relu

Cicéron. De legibus

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Charles VI et déposée au musée impérial de Vienne où elle est conservée actuellement.

En 568, date du sénatus-consulte, à une époque ou les vertus républicaines trouvaient encore un Caton pour les faire admirer à la postérité, la révélation soudaine d’un si puissant foyer de corruption révolutionna les esprits. Le scandale fut grand, le Sénat fut brutal.

Les deux derniers siècles de la République sont une période trouble pour les historiens et pour les juristes, mais dont l’intérêt nous a paru considérable. Cet âge semble être le nœud de l’évolution qui s’'épanouira plus tard dans la licence impériale, Il est le heurt des deux civilisations antiques, la Grèce et Rome, de deux Olympes, de deux mentalités religieuses.

En face de cette sourde élaboration de l’avenir se dresse une politique de préservation dont le Sénat est le grand combattant.

Des ouvrages de haute portée philosophique ou juridique ont étudié cette matière. Notre but est plus humble. Le procès des bacchanales, par son envergure et le retentissement qu’il a eu, nous apparaît comme le plus éclatant symptôme du bouleversement religieux et social, et sa répression, comme l’affirmation la plus nette de l'orientation politique du Sénat. Il est en même temps une cause célèbre dont

les détails méritent de fixer l'attention parce que les

EAN pouvoirs répressifs s’y montrent dans le jeu le plus large de leurs attributions.

Nous voudrions raconter cet épisode, rechercher comment il fut préparé dans les esprits et savoir ce qu'était le culte de Bacchus, ce qui en facilita le développement en Italie. Puis, entrant dans l’examen même de l'affaire, y regarder fonctionner le gouvernement, la magistrature, la police et voir en quelque sorte le droit public en action.

En somme, et pour nous servir d’une expression cueillie dans Mommsen, nous nous sommes représenté le scandale de 568 comme un « tableau vivant (1) », propre à illustrer l’une de ces études que nous citions plus haut et nousnous sommes proposé

d'en écrire la légende.

1.Mommsen. Droit pénal romain.Traduction française de Duquesne 1907, I, p. 169.

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