‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 22 sur 83 · Cf. Lenormant, op. cil., v° Bacchus, II · texte numérisé non relu

Cf. Lenormant, op. cil., v° Bacchus, II

5. Wissowa, dans Pauly.Real Encyclopædie, v° Dionysos, p. 1036.

6, Maury. Religion de la Grèce, I, p. 515.

QU

. Wissowa, loc. cil., p. 1013.

he Si Dionysos est le dieu qui a planté la vigne, il est aussi celui qui féconde la terre, il est l'humidité bienfaisante qui nourrit la sève des ceps, il est la chaleur qui dore les raisins. Ainsi il devient le dieu de la végétation (1). C’est lui qui personnifie cette hu-

midité chaude dont les plantes ont besoin pour se développer, mürir, porter des fruits.

C’est de cette nouvelle conception, exprimée par les Hyades, ses nourrices, que découle sa personnalité physique. « La symbolique de tous les peuples de l’antiquité établit une connexité étroite entre le principe humide et le principe féminin dans la nature. L'eau est femelle comme le feu estmäâle (2). » Dionysos réunissant en sa personne les qualités de l’eau et du feu,son sexe se ressent de cette coexistence. La mythologie, ainsi que le montrent ses épithètes, mais surtout les représentations antiques de sa figure en font foi. Il est à la fois homme et femme. Certaines images le font hermaphrodite ; d’autres, les plus nombreuses, nous le présentent sous l'aspect d’un jeune homme à tête féminine, avec des membres souples et fins, dénués de cette musculature énergique qui embellit les statues des dieux ou héros. Ses formes délicates respi-

rent une molle langueur et un gracieux laisser aller (3).

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