Ibid
On l’appelle Fevdévwp, Aocevohiaue, l'uvic (1) Emvgruv. Guigniaut a trouvé une expression très heureuse et toujours citée de cette ambiguité de sexe de Dionysos en disant qu'il était « la personnification mâle du principe féminin (2). Et cependant, malgré sa forme qui le rapproche de la femme, il est homme par excellence. Portant en lui la double source de la vie humaine, il devient aussi le dieu de la génération universelle. Il préside à l’éclosion mystérieuse de la vie l'oveere.
C’est pour cela qu’il est rendu hommage dans toutes ses fêtes au symbole qui incarne de la façon la plus brutale l’idée de l’œuvre de chair (3).
On conçoit d’après ce qui précède que les cérémonies célébrées en l'honneur de Bacchus fussent, dès l’origine, appelées à entraîner les fidèles dans tous les désordres causés par l’ivresse du cerveau et l'ivresse des sens. Elles apparaissent presque toujours avec un caractère orgiastique quiefface celui des fêtes purement champêtres en usage dans quelques villes (4).
Le culte de Dionysos ne fut dès son principe qu’une vaste orgie. Il appartient tout naturellement à cette forme du sentiment religieux qui se mani-
feste dans les mystères. C’est ainsi qu'il faut consi-