‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 24 sur 83 · Preller. Griechische Mythologie, I, p · texte numérisé non relu

Preller. Griechische Mythologie, I, p

dérer les fêtes triétériques du Cithéron et du Parnasse, au pied desquels le berceau le plus ancien du dieu est placé par Homère. Il en est de même des Aioheuxï d’'Orchomène exclusivement réservées aux femmes. L’inspiration divine y était censée communiquée à ceux qui y prenaient part;lesrites purificatoires qui les accompagnaient, tout tendait à en faire de véritables initiations. C’est ainsi que les représente KEuripide dans ses PBacchantes, et il en fait des mystères cachés aux profanes, aussi complètement soumis à la loi du secret que ceux d'Éleusis ou de Samothrace (1).

Disons, pour finir, un mot des sacrifices humains qui auraient été au nombre des excès auxquels se livraient les initiés. Leur existence ne semble pas faire de doute, si l’on en croit simplement les noms d'Opeorns Onopayros, Avboomoooatorns que porte Dionysos; Plutarque cite l’immolation faite à Bacchus, sur l’ordre de Thémistocle, après la bataille de Psyttalée, des trois fils de Sadaucé, la sœur du roi des Barbares (1)

Tite-Live ne dit-il pas aussi (2) « pro victimis immolari »,ce qui est assez significatif(3)? Quoi qu’il en

1. Lenormant, op. cit. — Gerhard, Griechische mythologie, $ 4.53 1. Plutarque. Aristide, Thémistocle, Liv, AXNIXONS:

3. Evelpis, Carystius rapporte qu'à Chio et à Ténédos, on immolait à

Bacchus, surnominé Omadius, un homme qu'on mettait en pièces. —

Docides écrit qu'on faisait la même chose à Lesbos,

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soit, on peut constater qu'aucune mesure n'était observée dans la débauche qui s’épanouissait au sein des bacchanales.

Au contact de la divinité dans les sacrés mystères, les adeptes sont remplis de l'inspiration, du délire divin. En proie à une sorte de fureur, d’hystérie religieuse, ils s’abandonnent au déchainement des pas sions les plus immondes en une orgie infernale dont

le symbolisme féroce absout tous les forfaits.

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