Liv. XXXIX, 8. Græcus ignobilis
semblait étrangement,par sa personnalité et par son culte, à l’un des plus anciens dieux de Rome, Liber. Ce nom possède une commune racine : Ub. læb.
avec le verbe libare (1).
Celui qui le porte est, avec son épouse Libera, le dieu qui préside à la fécondation du sol, le dieu de la végétation, et, par extension, celui de la génération universelle (2).
Il est déjà aisé de voir combien cette conception est proche de la figure du Dionysos héllénique. Une parenté plus étroite encore rapproche les cérémonies usitées en l’honneur de Liber des Dionysies attiques. Si à l’origine elles offrent ur caractère propre purement rustique, ce n’est que fort malaisément que nous en recherchons depâles vertiges dans de vieux usages traditionnels ou dans ce que Varron, d’après saint Augustin, nous donne du vieux catalogue des dieux attribué à Numa: le livre des Zndigilamenta.
Le voisinage des colonies grecques et des mystères bachiques de la Calabre, de l’Apulie et de la Campanie, eut tôt fait d'opérer la transformation. Les Liberalia, qui se célébraient à l’époque des semences
pour écarter des champs les mauvais sorts (3) n'étaient
1. Dionysos portait souvent le surnom de Aoï6eotos. — Mommsen. Unlerilalischen Dialekten, p. 43 et 273.