‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 4 sur 83 · RES · texte numérisé non relu

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l’exequatur du Sénat ; 3 par la surveillance qu’à toutes les époques le Sénat exerce sur les cultes publics, sur l'introduction des religions étrangères, sur les groupements qui se forment autour de leurs apôtres sous forme de corporation, d'église ou de simple rassemblement.

Un peuple différent du peuple romain eût étouffé dans cette cuirasse où l'esprit religieux soigneusement enfermé vivait de praliques étroites,sans aspirations comme d’ailleurs sans horizon. Jour par jour, cependant, le peuple de ses dieux s’augmentait d’une divinité nouvelle, mais sans donner plus de vie à l’Olympe inanimé qu’il habitait.

Le peuple romain fut, comme le peuple grec, un des plus polythéistes de l'antiquité. Il l'était déjà longtemps avant que Pétrone püût écrire : « Notre pays est si peuplé de dieux qu'il est beaucoup plus facile d'y rencontrer un dieu qu'un homme (1). » Mais, grâce à la gravité de son tempérament, tel qu’il s'était maintenu avant d’avoir pris contact avec la civilisation orientale, sa dévotion demeura exempte de tout mysticisme et sut se tenir enfermée dans une métaphysique toute physique, abstraite et formaliste (2).Concentré sur sa vie pratique, l'esprit romain,

discipliné, embrigadé dans les règlements de la vie

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