Serullaz, Essai sur la religion romaine, p
moins certain. Tacite nous montre bien la femme de Plautius, Pomponia Græcina, accusée de se livrer à des superstitions étrangères et traduite de ce chef devant le tribunal domestique. Suivant l’ancien usage, Plautius instruisit l’affaire devant un conseil de famille et déclara sa femme innocente (1). En sa qualité de femme, il était normal que la juridiction des proches se trouvât compétente, mais il est encore plus probable qu'il n’y en aurait pas eu d’autre, devant qui soutenir une telle accusation. En matière religieuse, toute personne alieni juris relève du tribunal domestique, et seul peut-être, le censeur aurait pu adresser une platonique réprimande à un paterfamilias coupable de négligence religieuse.
Or, dans l’affaire des bacchanales, de nombreuses femmes furent poursuivies devant le tribunal domestique. Celles que l’on ne put convaincre d’avoir pris une part effective aux meurtres, aux crimes divers perpétrés par leurs coreligionnaires, mais qui étaient simplement coupables de s’être laissées initier par surprise ou égarement aux secrets mystères furentelles condamnées pour cela ? Nous n’en savons rien malheureusement.
D'ailleurs, la quæstioextraordinaria confiée aux consuls en 568 fut une dérogation au droit commun en
ce qui concernait les femmes qui furent comprises