Cicéron. De legibus, IL
Tite-Live au contraire, borne la défense aux terrains sacrés ou publics : « Veu quis in publico sacrove loco novo aut externo ritu sacrificaret (1).
Le Sénat avait, nous l'avons dit, vu dans les lieux où se célébraient les orgies du culte de Bacchus autre chose qu’un repaire de bandits. Il y avait constaté les progrès sur le sol romain de la corruption orientale, de ces cultes d’un mysticisme dissolvant contre lesquels,depuis longtempsil défendaitavec plus ou moins de succès, la religion nationale et ofticielle.
Ce fut en conformité avec sa politique habituelle, qu’il ordonna la dissolution des assemblées religieuses bachiques.
S'il ne se sentait pas le moyen de forcer les individus à croire, il voulait au moins empêcher que des cultes étrangers s’implantassent à Rome à la faveur de leurs incertitudes ou de leur passions.
Mais par quel moyen le Sénat pouvait-il s'opposer aux religions étrangères ? La législation religieuse était malheureusement incertaine parce que l'union étroite de la cité et de la religion avait longtemps dispensé les pouvoirs publies d’un pareil souci. « Tour à tour proscrits ou choyés,les dieux pérégrins étaient toujours sûrs de triompher à la fin. C'était une ques-
tion de temps (2). »
14. Liv. XXV, I. Cf. Bouché-Leclercq. Les Pontifes de l'ancienne Rome.