‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 71 sur 83 · Liv. XXXIX · texte numérisé non relu

Liv. XXXIX

Cicéron, dans le De haruspicum responsis, en parlant du culte de la Mère des dieux : « Curulis ædilitas maxima hanc tueri religionem solrt (1). » C'est qu’en effet si leur vigilance était peut-êlre plus attentive à l'égard de ce culte, elle s’exerçait d’une manière générale sur tout l’ensemble des manifestations extérieures religieuses.

Les édiles sont constamment mêlés aux cérémonies du culte, ce qui est un signe apparent de la compénétration profonde de l'État et de la religion. Ils ont à surveiller des dédications de temples ou de chapelles. Ils assistent les consuls dans les supplications ordonnées pour l’apaisement des dieux irrités (2). Ils font autour des pulvinaria deorum, des effusions d’eau parfumée et de myrrhe (3). Ce sont eux qui désignent au sacrificateur parmi les trois victimes offertes à l’autel celle qu’il leur plaît d’immoler.

En cas de prodiges, tremblements de terre, pluies de pierres ou pluies d'étoiles, ils doivent avertir le Sénat des signes de la colère divine, en rechercher les causes pour que la procuratio appropriée y porte remède.

Comme ils sont les gardiens des temples et de

tous les lieux publics affectés au culte, ils doivent

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