P. Boutet, Police de lavoirie à Rome, p. 191. 3. Festus
veiller, « ne qui nisi romani Dii neu quo alio more quam patrio colerentur.» Ils ont donc soin de s’opposer à l'introduction de cultes étrangers.
Leur intervention fut fréquente à ce sujet. Nous en avons déjà cité des exemples : dès l’année 326 nous trouvons dans Tite-Live (1) que des rites inconnus furent surpris dans les circonscriptions religieuses (vicil et dans leurs chapelles, et que les édiles furent chargés d'y mettre ordre et de rétablir partout le culte national. Mais l’exactitude de ce récit n’est pas au-dessus de toute critique car il s’agit ici des édiles de la plèbe. Or, à cette époque, ces fonctionnaires n'étaient que des auxiliaires des tribuns et la police de la ville appartenait à la compétence des consuls, des tribuns consulaires ou du préfet de la ville qui n'étaient pas leurs supérieurs hiérarchiques (2).
Des mesures semblables furent prises très certainement plus tard, notamment en 542. Les mêmes infractions avaient été de nouveau dénoncées au Sénat. Les cérémonies de cultes étrangers de plus en plus appréciées du peuple se célébraient non seulement « {na secreto atque intra parietes, sed in publico etiam ac foro capitolioque».Le Sénat exhala sa colère contre les édiles : Zncusati graviter ab senatu æœdiles, triumvirique capitales quod non prohiberent ; cum