‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 73 sur 83 · Willems. Le Sénat de la République, II, p · texte numérisé non relu

Willems. Le Sénat de la République, II, p

emovere eam mullitudinem e foro et disjicere apparalus sacrorum conat essent, haud procul arfuit quin violarentur (1).

On fit enfin appel au ministère des édiles en 568 d’une façon plus large et plus impérieusement commandée par les événements.

Nous signalerons ici après Mommsen, la façon particulière dont le Sénat sut intentionnellement partager les rôles entre les deux édilités, ayant soin de confier les missions les plus délicates aux édiles curules. Ils auront à rechercher les prêtres du culte de Bacchus, à s’en saisir pour les interroger. Le soin de dissiper les réunions nocturnes, d'opérer les arrestations brutales des malfaiteurs est laissé aux édiles plébéiens.

Ceci n’est qu’un épisode de l’impuissante opposition patricienne qui défendait pied à pied l’accès du pouvoir à l'énergie tenace de la plèbe. Lorsqu’en 387 le premier consul plébéien s’assit à côté de son collègue patricien, l’aristocratie s’effraya de voir entre les mains du parti révolutionnaire les mêmes pouvoirs qu'elle monopolisait jadis et par surcroît posséder des magistratures comme le tribunat et l’édilité, exclusivement populaires.

De ces alarmes naquirent la préture et l’édilité

curule. Ces derniers magistrats partagèrent avec

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