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Marquardt, Le culte chez les Romains, 1, p

SL ; ton lui-même, courageux adversaire du mouvement orientaliste répétait en refrain son célèbre «Delenda est Carthago » ! Et pourquoi fallait-il détruire Carthage ? Parce qu’au point de vue du commerce avec l’Orient, la cité africaine était une redoutable rivale.

Rome se faisait donc de jour en jour plus cosmopolite. « Se souvenant qu'elle était née du mélange de plusieurs nations, Rome a été depuis sa fondaüon une sorte de rendez-vous de tous les peuples. elle fut toujours hospitalière aux étrangers » (1) (2).

Les étrangers, encouragés par cet accueil, apportaient avec eux leurs mœurs nationales et leurs cultes qu’il n’était pas possible de les empècher de pratiquer au moins entre eux (3). Mème en prenant soin de leur interdire tout prosélytisme direct, comment éviter que leur contact éveillât la curiosité de la foule romaine, curiosité jusqu'alors nourrie exclusivement du pain sec de la religion antique ?

Et de fait l'engouement dont les propagateurs des cultes nouveaux furent l’objet était immense. Laissons la parole à Boissier. « Parmi ces gens qui affluaient à Rome, tous n’y venaient pas dans des intentions honnêtes et pour exercer des professions

avouables. Ceux-là cherchaient fortune et n'avaient

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