‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 80 sur 83 · Servius, ad Ecl · texte numérisé non relu

Servius, ad Ecl

paganisme vieillissant, jouent un grand rôle et sont en relation étroite avec tous les autres cultes possibles secrets et étrangers, tels que ceux d’Isis, de Mithra, de Magna Mater et d'Hécate (1).»

Ces sociétés, thiasi, en l’honneur de Bacchus se retrouvèrent surtout dans les villes où dominait l’influence grecque: Pouzzoles, Antioche, Philippi (2). Mais on trouvait partout des collegia Isidis, des collegia postophororum, les collèges de dendrophores et de cannophores qui semblent voués à la fois au culte public et privé de Cybèle, et plus tard, sous les Antonins, les collèges privés de Mithra, de Sol invictus, de Jupiter Heliopolitain, de Jupiter Dolichène (3).

D'une façon générale, la forme mystique de la religion acquérait de jour en jour une vogue plus grande par la multiplication, l’accroissement d'intensité des causes externes ou internes qui lui avaient préparé les voies (4). La mode des mystères rallia à leur tour les personnages du gouvernement. Dès le dernier siècle de la République, ceux-ci et Sylla en tête

s’adonnèrent furieusement à toutes sortes de supers-

1. Wissowa. Religion und Kultus der Rœmer, p. 248. — Cf. Roschers. Ausfuhrliches lexikon der Griechischen and ræœmischen mythologie, v° Liber, p. 203.

2. GI. L:,X, 1583 et 1585;; III, 29435111, 70306705. — CF. Marquardt. Le culle chez les Romains, I, p. 101et s.

3. Walzing. Elude historique sur les corporations à Rome, I, p. 44.

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