‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 23 sur 114 · Un hameau de pêcheurs · texte numérisé non relu

Un hameau de pêcheurs

l'horizon, sur la mer. il suit naturellement l'ondulation des flots :

J'ai vu au loin comme un long serpent Je brume avec des écailles de soleil çà et là posé sur l'horizon... C'était l'Angleterre. France et Belgique, 178.

L'horizon, que l'onde encombre.

Serpent, au bas du ciel sombre.

Court tortueux.

Toute la lyre, 1, 117.

Une colonne en marche ofi"re aussi l'aspect d'un serpent. La métaphore est complète quand cette colonne est un régiment et que l'éclat des cuirasses ou des ba'ionnettes imite les écailles luisantes. Il arrive à Victor Hugo d'employer en pareil cas les mots hydre, polype, mais c'est cepenciant la forme du serpent qui est présente dans son imagination :

L'on voit la tile des bayonnettes ramper dans les ravins comme un long serpent dont les écailles brillent au jour.

H an iV Islande. ^S2.

Toutes ces bandes, ainsi éparses dans une longueur

d'environ un mille, sur un chemin étroit et tortueux...

ressemblaient à ce serpent que Ton brise en le frappant

sur le dos, lorsqu'il a déroulé tous ses anneaux, et dont les

tronçons vivants se roulent longtemps dans leur écume,

cherchant encore à se réunir.

Ih., 421.

Parfois, de bruits profanes Troublant ce lieu sacré,

no LK SENS DE LA FORME CHEZ VICTOR HUGO

Passent les caravanes D'Ophir ou de Membre.

L'œil de loin suit leur foule, Qui sur l'ardente houle Ondule et se déroule Comme un serpent marbré.

Lrs Orientales, 21.

A voir s'élever en ondulant dans l'ombre cette ligne de

dos cuirassés, on eût dit un serpenta écailles d'acier qui se

dressait contre l'église.

Notre-Dame de Paris, II, 298

Là, c'est le régiment, ce serpent des batailles, Traînant sur mille pieds ses luisantes écailles.

Les Voix intérieures, 236.

Étant deux divisions, ils étaient deux colonnes... On croyait voir de loin s'allonger vers la crête du plateau deux immenses couleuvres d'acier... 11 semblait que cette masse était devenue monstre et n'eut qu'une âme. C^haque escadron ondulait et se gonflait comme un anneau du polype... Pêle-mêle de casques, de cris, de sabres, bondissement orageux des croupes de chevaux dans le canon et la fanfare, tumulte discipliné et terrible ; là dessus les cuirasses comme les écailles sur l'hydre.

Les Misérables, 11, 49-50.

Ce cortège nocturne franchissait la porte basse couple

par couple... sans solution de continuité, avec un soin

lugubre de ne faire aucun bruit... Un serpent qui sort d'un

trou a cette précaution.

L' H 01)1 Die ijtii rit, II, 258.

Le wapentake s'engagea dans cette ouverture, puis les hommes... le cortège y décrut comme le reptile rentrant

Lb., 239.

Tout cela (les mouvements de l'armée allemande près de Sedan) s'exécuta d'une façon spectrale, en ordre, sans un souffle, sans un bruit... Marche tortueuse et sinistre. Allongement de reptiles.

Histoire i/'iiii crime, 11, ^oi).

La colonne d'attaque perdait beaucoup de monde. Alignée et allongée dehors au pied de la tour, elle s'enfonçait lentement dans l'ouverture de la brèche, et se raccourcissait comme une couleuvre qui entre dans son trou. Quatrcviiiot-trciie, 4^9.

'Vos régiments, pareils à l'hydre (jui serpente.

Les Quatre vents Je l'esprit, 11, 139.

'Victor Hugo, pensant à la traîtrise de la bombe, au lâche assassinat qu'elle commet, plutôt sans doute qu'à la trajectoire du projectile, la compare à un reptile et parle de son sillon tortueux :

Reptile de la guerre au sillon tortueux.

V Année terrible, 145.

La llamme, qui ondule et qui mord, est un serpent :

Un serpent de flamme bleuâtre court rapidement le long des tiges. Bug-Jargnl, q\.

Tous les serpents du feu lèchent leurs mains tordues.

Torqucnhida, 44.

Cette flamme apparaissait, puis disparaissait, avec ces torsions farouches cpiontles éclairs et les serpents.

Quatrcvingt-trci^e, 476.

112 l.E S1;NS DK I.A. forme chez VICTOK HUGO

Le sang est comparé à une couleuvre, à cause de la forme des artères :

Le cœur d'où sort le sang ainsi qu'une couleuvre. La Lrgcndc des siècles, 11. 19.

Dans certaines métaphores on voit très fortement indiquée l'idée de tromperie, de tentation, de trahison :

Le serpent est dans l'homme, c'est l'intestin. Il tente, trahit et punit. William Sltakcspcare, 78.

11 avait senti des étreintes de bras de femme taisant l'etîet de nœuds de couleuvre.

L'HoinDic ijiii rit, 11, 422.

Les oiseaux dans les bois ont des rires moqueurs Et tristes, au-dessus de Tamoureux crédule. N'est-ce pas le serpent qui vaguement ondule Dans la souple beauté des vierges au sein nu?

Tonte la Ivre, 1. uSo.

O colliers et bracelets, couleuvres I... Bijoux traîtres !...

Les Quatre vents Je l'esprit, 1, ^2S.

Le nom du serpent ne sert pas seulement à désigner ce qui est sinueux : il désigne aussi ce qui est mince et allongé :

Saisissant le misérable dans ses bras de fer, il l'emporta hors de la tour comme un tigre emporte une longue couleuvre. Han d'Lslaii ic, 265.

La noire poutre, en rebondissant sur le pavé, ressemblait à un serpent qui saute. Notre-Dame de Paris, II, 289.

Ces longs serpents de bois qui descendent les fleuves.

Les Voix intérieures, 306.

La ligne sinueuse et la ligne brisée arrivent quelquefois à se confondre : il en résulte l'idée plus générale de torsion :

Ils n'ont que d'affreux poêles dont les tuyaux se tordent dans les chambres comme des serpents.

Le Rhin, II, 166.

D"où vient que par moments un éclair furieux Comme un long serpent se déchaîne ?

Les Orientales, 16.

Les flammes, les éclairs sont contre lui serpents.

La Le'gende des siècles, III, 26.

Inversement la couleuvre est comparée à l'éclair :

Les couleuvres Serpentent sur le mur comme de noirs éclairs.

Les Châtiments, ■578.

Nous avons vu le mot hydre employé pour désigner une troupe en marche, et par conséquent pris dans un sens très voisin de celui du mot serpent. Nous le verrons plus loin avec une valeur différente. Un autre animal sert de point de comparaison quand Victor Hugo veut parler d'une longue file d'hommes étroitement unis : c'est le mille-pieds :

A voir ainsi... ce long madrier porté par cette foule d"hommes qui le précipitaient en courant sur l'église, on eût cru voir une monstrueuse bête à mille pieds attaquant tète baissée la géante de pierre.

Notre-Dame de Paris, II, 286-287.

Ces vingt-qiuitre hommes étaient saisis par une sorte d'unité inexorable et devaient serpenter sur le sol avec la chaîne pour vertèbre à peu près comme le mille-pieds.

Les Misérables, IV', 149.

Victor Hugo compare pUisieurs fois à l'araignée un objet composé d'un centre et de plusieurs lignes qui rayonnent autour :

De la hauteur où je suis, la rade pleine de nacelles (à quatre rames) figure une mare couverte d'araignées d'eau. Alpes et Pyrénées, 2-?o.

Nous estimons une araignée chose hideuse, et nous

sommes ravis de retrouver sa toile en rosace sur les

façades des cathédrales, et son corps et ses pattes en clef

de voûte dans les chapelles.

Fraiiee et Belgique, 147.

Les lanternes de ce temps-là ressemblaient à de grosses étoiles rouges pendues à des cordes, et jetaient sur le pavé une ombre qui avait la forme d'une grande araignée.

/,('5 Misérables, IV, ^i<).

Rostabat prend pour fronde, ayant Roland pour cible, Un noir grappin qui semble une araignée horrible. La Légende des siècles, II, (16.

Trois ou quatre larges araignées de pluie s'écrasèrent autour de lui sur la roche.

Les Travailleurs de la mer, 11, 168.

Nulle part cette métaphore n'est plus remarquable que dans la pièce si connue de la Légende des siècles, Puissance égale bonté, oîi l'araignée, sous le regard de Dieu, devient le soleil ;

L'aft'reux ventre devint un glohe lumineux;

Elles pattes, changeant en sphères d'or leurs nœuds,

S'allongèrent dans l'ombre en grands rayons de flamme.

Iblis leva les yeux; et tout à coup l'infâme,

Ebloui, se courba sous l'abîme vermeil;

Car Dieu, de l'araignée, avait fait le soleil.

La Légende des siècles, 1, '^4.

Divers objets peuvent rappeler par leur l'orme des ailes largeinent étendues. Cette l'orme éveille chez Victor Hugo tantôt l'idée de la chauve-souris, tantôt celle du papillon. La comparaison n'est pas faite au hasard : ce qui est gracieux est comparé au papillon, ce qui est laid ou sinistre à la chauvesouris :

Cet éventail ailé, pourpre, or et vermillon. Qui tremble dans vos mains comme un grand papillon. Les R avons et les Ombres, S07.

Une jeune fille... portant sur la tête une coiflure étrange, qui avait l'air d'un énorme papillon noir posé à plat sur le front, les ailes ouvertes.

Le Rhin, 11, 204.

Chaque fois qu'il (Claude Frollo) entr'ouvrait en ramant ses bras où pendaient de larges manches noires, on eût dit deux grandes ailes de chauve-souris.

Notre-Dame de Paris, 11, 363.

Il6 LK SENS DK LA FORME CHEZ VICTOR HUGO

Deux de ces immenses ramoneurs de la Forêt Noire... qui... agitant de leurs deux bras ce vaste manteau qu'ils portent en chàle, avaient l'air de deux grandes chauvessouris de rOdéon mettant en scène Robin-des-Bois dans les ruines de Heidelberg. Le Rhin, II, 158.

A la voir marcher ainsi dans les allées où sa silhouette

apparaissait toute noire, agitant sur ses grands bras

anguleux son fichu tout déchiqueté, elle avait je ne sais

quoi d'une chauve-souris.

Les Misérables, IV, 87.

L'opposition est bien marquée dans les métaphores auxquelles donnent lieu les ailes de Pégase et celles de Satan :

O Virgile I Pindare 1 Orphée 1 Est-ce qu'on gaze, Comme une obscénité, les ailes de Pégase, Qui semble, les ouvrant au haut du mont béni. L'immense papillon du baiser infini?

Les Contemplations, I, 105.

Cette chauve-souris du cachot éternel.

La Fin de Satan, 10.

Les métaphores de "Victoi- Hugo nous montrent assez souvent le papillon qui voltige. Mais il s'agit plutôt du mouvement que de la forme, et il serait hors de propos d'en parler ici.

Nous avons déjà rencontré ce vers des Quatre vents lie V esprit (1, 104) :

L'arbre est un hérisson, le fleuve est un serpent.

La première de ces comparaisons se trouve aussi dans des vers plus anciens :

D'autres arbres plus loin croisaient leurs sombres fûts; Plus loin d'autres encore, estompés par l'espace, Poussaient dans le ciel gris où le vent du soir passe Mille petits rameaux noirs, tordus et mêlés. Et se posaient partout, l'un par l'autre voilés, Sur l'horizon, perdu dans les vapeurs informes, Comme un grand troupeau roux de hérissons énormes. Les Rayons et les Ombres, S40.

Les soies du sanglier servent à des comparaisons analogues :

Elles (des collines) étaient couvertes de troncs de pins brûlés et noirs qui de loin se hérissaient comme les soies d'un sanglier. Fraiiee et Belniqne, 266.

Des croupes d'ardoises feuilletées et fines comme des soies brillent au soleil et figurent des dos de sangliers énormes. Le Rhin, II, 32.

La meute des plus fiers escadrons, le chenil Des bataillons les plus hideux, les plus épiques. Regarde en reculant ce sanglier de piques.

La Légende des siècles. III, 91.

Cette espèce de redoute béte fauve, par le hérissement sanglier, et par l'énormité montagne.

Les Misérables, V, 12.

La tortue apparaît dans plusieurs métaphores, dont une seule décrit véritablement la forme de l'animal :

IIiS l.i; SENS DE I.A FORMl; CHFZ VICTOR HUGO

L'ile de la Cité, ressemblant par sa forme à une énorme tortue et faisant sortir ses ponts, écaillés de tuiles, comme des pattes, de dessous sa grise carapace de toits.

Notre-Dame de Paris, I, 201.

Les sept têtes de l"hydre, les huit hras du poulpe ou polype servent souvent à exprimer une idée de multiplicité plutôt qu'une idée de forme. Le monstre formé par ■" l'armure du cheval sous l'armure de l'homme // est une hvdre. Les régiments , les légions, les flottes sont des polypes, des hydres. Une voiture de masques est une hydre. Le vieux Louvre avec ses vingt-quatre tours, les pics, les écueils avec leurs pointes innombrables, les arbres avec leurs branches ou leurs racines, l'égout avec ses ramifications, les constellations, les univers, sont des monstres qui dressent plusieurs têtes ou allongent plusieurs bras :

L'armure du cheval sous l'armure de l'homme Vit d'une vie horrible, et guerrier et coursier Ne font qu'une seule hydre aux écailles d'acier.

La Légende des siècles, 11, 9s-i)6.

Le régiment marcheur, polvpe au.x mille pieds.

Les Chaiils du ere'piiscitlc, 41.

Les hydres légions aux écailles de fer.

La J-'iii i/e Sa/au, 47.

L'armada...

Nageant, polvpe humain, surTahime béant.

Tonte la lyre, III, 149.

Ces espèces d'hvdres de joie à vingt têtes (les voitures de masques). Les Miscrahlcs, V, 34^.

{Le Louvre de Philippe-Auguste). Cette hydre de tours, gardienne géante de Paris, avec ses vingt-quatre têtes toujours dressées, avec ses croupes monstrueuses, plombées ou écaillées d'ardoises, et toutes ruisselantes de reflets métalliques.

Notre-Dame Jr Paris, 1, 199.

Au-dessus du haut glacier de Taconay et de l'.Mguille du Midi, qui se dresse avec ses mille pointes ainsi qu'une hydre à plusieurs têtes.

Fragment d'un Voyage aux Alpes, dans Victor Hugo raeonté, 11, 206.

Qu'est-ce cpie tous ces monstres? des hydres? Oui. de l'espèce écueil. L' Homme ijui rit , \, 186.

Ces hydres que, le jour, on appelle des arbres. Se tordent dans la nuit.

Les Coiiteinplations, II, 216.

L'arbre superbe Fouille le globe avec une hydre sous ses pieds. La Légende des siècles, III, 16.

Au-dessus du repaire, au haut du mur de marbre. Se tord et se hérisse une hydre de troncs d'arbre.

L'égout... reçoit tous les contre-coups de la croissance de Paris. C'est, dans la terre, une sorte de polype ténébreu.K aux mille antennes qui grandit dessous en même temps que la ville dessus. Chaque fois que la ville perce une rue, l'égout allonge un bras.

Les Misérables, V, 177.

Les constellations, ces hydres étoilées.

Les Contemplations, I, 20.

Toutes ces hydres ont des soleils sur leurs croupes Et chacune est un-monde.

L'Ane, 358.

Là, sombre et s'engloutit, dans des flots de désastres, L'hydre Univers tordant son corps écaillé d'astres. Les Contemplations, II, ^39.

Cette création vaste, étrange, ignivome, iMonstre du beau, torpille au contact foudroyant. Dressant dans l'inconnu ses cent têtes, ayant Pour écailles des mers, des soleils pour prunelles, Ce polype inouï des vagues éternelles.

Cet immense dragon constellé, l'univers, Tu le critiques, toi, le petit, le pervers... Mangé par l'acarus, tu veux dévorer l'hydre.

L'Ane, 328.

Excepté les citations de ce dernier groupe, presque toutes celles que j'ai faites jusqu'ici ont ceci de commun : les animaux qu'on y voit figurer ont une forme facilement définie, qui, toutes les fois qu'elle apparaît ailleurs, peut éveiller l'idée de l'animal qu'elle caractérise. C'est bien réellement la forme qui est la base de la comparaison. Mais on trouve aussi chez Victor Hugo des métaphores d'un autre genre. On ne peut plus dire que la ressemblance consiste dans telle ou telle communauté de lignes : ce qu'il y a de commun, c'est plutôt la masse, c'est le mouvement, qui semble spontané, c'est une

sorte de vie artificielle qui donne à la machine l'apparence d'un animal, c'est un groupement qui fait penser à un troupeau. Dans ces métaphores, la considération de la forme ne vient souvent qu'en second lieu, mais on ne peut dire qu'elle soit jamais tout à fait absente. Même dans des cas où la ressemblance plastique est difficile à reconnaître, on voit quelquefois \"ictor Hugo s'attacher à des détails où elle peut se retrouver. Jamais d'ailleurs il ne compare deux formes que l'esprit puisse être choqué de voir réunies.

Un des objets dont la vie factice a le plus l'apparence de la vie naturelle, c'est un navire. Si, dans un navire, Victor Hugo a en vue l'énormité de la masse, il le compare à un éléphant; s'il pense, par opposition à la nef aérienne, à la lourdeur de ses mouvements et à sa petitesse, il met en antithèse l'aigle et le scarabée; il y a des cadavres de navires, et, suivant le cas, c'est à tel ou tel animal mort que ces cadavres sont comparés :

Ici, court le brûlot frêle.

Qui jette aux mâts ses crampons.

Et, comme un chacal dévore L'éléphant qui lutte encore.

Ronge un navire à trois ponts.

Les Orientales, 60.

Seul, de toute une flotte il affrontait l'émeute, Ainsi qu'un éléphant au milieu d'une meute.

La Légende des siècles, 1\', 286.

Un fil le porte'; il fuit, léger, fier et si vaste, Si colossal, au vent du grand ahîme clair, Que le Léviathan, rampant dans l'àpre mer, A l'air de sa chaloupe aux ténèbres tombée, Et semble, sous le vol de l'aigle, un scarabée Se tordant dans lu Mot qui l'emporte, tandis Que l'immense oiseau plane au fond d'un paradis.

Ib., 298.

Qu'elle vogue au hasard, comme un corps palpitant,

La carène entrouverte, Comme un grand poisson mort, dont le ventre flottant

Argenté l'onde verte.

Les Orientales, 34.

( La Matutina). Elle semblait à chaque instant prête à se retourner le ventre à fleur d'eau comme un poisson mort.

L'Homme qui rit, 1, 168.

Un grand caciialot mort à carcasse de fer,

On ne sait quel cadavre à vau-l'eau dans la mer.

Œuf de titan dont l'homme aurait fait un navire.

La Légende des siècles, IV, 282.

Grosses coques dématées et sabordées... assez semblables à des scarabées morts, couchés sur le dos, pattes en l'air. Ixs Travailleurs de la mer, II, 2(18.

Le bateau ou le navire à vapeur se prête à d'autres comparaisons : si l'on pense au clapotement qu'il produit, on peut songera un chien qui nage; si on le considère comme un monstre marin, c'est une hydre ; si l'on pense à son vol rapide, c'est un dragon aux entrailles de feu :

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