I. Les inonls
Et des vagues sans trêve et sans lin remuées, Le pâtre promontoire au chapeau de nuées. S'accoude et rêve au bruit de tous les infinis, Et, dans l'ascension des nuages bénis.
Regarde se lever la lune triomphale.
Pendant que l'ombre tremble, et que l'àpre rafale Disperse à tous les vents avec son souffle amer La laine des moutons sinistres de la mer'.
Les Contemplations., II, 1^4-1 s^.
Le troupeau des vagues saute Et blanchit toute la cote De sa toison.
La Lcgcndc Je s siècles, III, 217.
L'océan qui bondit ainsi que les troupeaux.
Ih., 299.
Je contemple la mer dont les houles profondes Ne s'arrêtent jamais, tumultueux troupeaux Bondissant jour et nuit sans halte et sans repos.
Les Quatre vents de l'esprit, il, 179.
Victor Hugo distingue dans les vagues des croupes et des poitrails. Il y voit des cavales hennissantes. Les vagues chargent comme les escadrons, allasse cabrent; aussi les digues et les jetées sontelles comme le harnais d'un cheval:
Croyez-vous seuls' pouvoir quitter pour la montagne Les vagues que l'écume éternelle accompagne, Euir, puis, d'un coup de tête effrayant, revenir .\ l'ombre où l'on entend ces cavales hennir... ?
Les Quatre vents de l'esprit, I, 5-6.
1. Dans la même pièce, la laine que l'agneau laisse au buisson est comparée à un tlocon d'écume.