‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 32 sur 114 · A., II · texte numérisé non relu

A., II

Dafireux rocs ébauchaient de noirs décharnements.

La Fin de Satan, 299.

lit les rudes granits.

Du vieux squelette monde informes ankyloses.

Diett, 98.

J'ai Fankylose altière et lourde du rocher.

L'Art d'être grand-père, 1 1 1 .

Une mousse robuste... cachait et amplifiait les exostoses du granit. Les Travailleurs de la mer, II, 73.

La couche de terre dont ce qu'on pourrait appeler l'ossement du mont est revêtu.

H an d' Islande, 24^.

Les terres, les neiges, les forêts, en se précipitant dans les vallées environnantes, ont mis à découvert ce qu'on pourrait appeler le squelette du mont. Ces blocs de

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marbre noir veiné de blanc sont ses pieds monstrueux, encore à demi cachés par des masses pyramidales de terres éboulées ; voilà ses ossements de silex, ses bras de granit qui se dressent encore; et, là-haut, au-dessus des nuages, cette large zone de roche calcaire, qui montre à nu ses couches horizontales, c'est le front ridé du géant.

Fragment dun Voragt' ijiix Alpes, dans Vie /or Huiro raconte, II, 199.

Le soleil faisait saillir lostéologie colossale des Alpes.

Alpes et Pyrénées, 34.

Les faîtes décharnés du mont Arun.

Ib., 201 .

Quand le torrent... .

Se met à Jécharner dans l'ombre les montagnes.

Dieu, isi.

Les monts se dressaient, noirs squelettes.

Ces montagnes... partant comme des côtes de la chaîne

principale dont la Norvège est traversée dans sa longueur.

H an d'Islande, 321.

De toutes parts les épines dorsales des ravins sortent de

dessous le lit du torrent et grimpent en se tordant vers le

haut de la montagne.

Alpes et Pyrénées, 86.

On longe une série de quinze à vingt énormes collines qui s'enchaînent comme des vertèbres.

France et Belgique, 213.

Les dernières vertèbres des Alpes. Ib., 2S7.

1^6 Ll SKNS DK LA FORMK CHKZ VICTOR HUGO

On distingue des tours sur l'épine dorsale D'un mont lointain qui semble une ourse colossale. La Légende des siècles, II, 46.

Un titan enterré dont on voit le talon,

Ce dur talon fendu d'une affreuse manière,

Voilà l'antre. Ih., 359.

Granits qui des géants semblez le dur talon.

Ih., m, 97.

Les caps aux lugubres formes Se dressent de tous côtés Comme des talons énormes D'archanges précipités.

Les Quatre vents de l'esprit, II, 51.

Un immense rocher de granit... s'élevait majestueusement au-dessus du petit hameau d'Oëlmœ, puis sa tête se courbait sous un amas de tours ruinées, comme si le géant eiit été fatigué du fardeau. H an d'Islande, 223.

A l'endroit le plus épouvantable de la chute, un grand rocher disparait et reparait sous l'écume comme le crâne d'un géant englouti. Le Rhin, II, 203.

Et sur l'afïrenx caillou pareil aux crânes vides.

L(i Fin de Satan, 34.

Rochers décharnés comme des têtes de morts.

Alpes et Pyrénées, 23 i .

Une lividité de crâne etd'ossemcnt Couvre ce mont difforme oii monte im homme pâle.

La Fin de Satan, 233.

Les ténèbres dormaient sur les profondeurs mortes,

Et laissaient distinguer à peine l'ossement

Du globe, que les eaux découvraient lentement.

Ib., 28.

LE CORPS DK I. HOMME ET DE I. ANIMAI. I-fT

Il était dans une grande cave. Il avait au-dessus de lui quelque chose comme le dessous d'un crâne démesuré. Les Travailleurs de la mer^ II, 68.

Cette cave figurait le dedans d'une tête de mort énorme et splendide ; la voûte était le crâne et l'arche était la bouche. Ih., 70.

Un édifice en ruines est un sc[uelette, et rédifice vivant se prête lui-même à la comparaison : les arcs-boutants d'une église ressemblent à des côtes :

Ces deux effrayants squelettes qui ont été deux citadelles.

Le Rhin A. 268.

Une dernière lueur rose, qui ressemble au reflet de l'autre monde sur le visage blême d'un mourant, colore encore quelque temps, au faîte de son rocher, l'Ehrenfels pâle, décrépit et décharné. Ib., 428.

Au delà du fossé, à trente pas de moi, au milieu d'une vaste broussaille, la Tour Fendue, dont je vo\ais l'intérieur, m'apparaissait comme une énorme tète de mort. Je distinguais les fosses nasales, la voûte du palais, la double arcade sourcilière, le creux profond et terrible des yeux éteints. Le gros pilier central avec son chapiteau était la racine du nez. Des cloisons déchirées faisaient les cartilages. En bas, sur la pente du ravin, les saillies du pan de mur tombé figuraient affreusement la mâchoire. Je n'ai de ma vie rien vu de plus mélancolique que cette grande tète de mort posée sur ce grand néant qui s'appelle le château des Palatins. //'., II, 160.

La ruine d'une autre église du quinzième siècle, en grès

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rouge, sans portes, sans toit, et sans vitraux, magnifique squelette qui se profile fièrement sur le ciel.

Ib., I, 2=^7-2^8.

Le vent et le jour passent à travers ses longues ogives

sans fenestrages et sans meneaux comme à travers de

grands ossements. Ce n'est plus un clocher, c'est le

squelette d'un clocher.

Un squelette de tour, formidable décembre.

. La Légende des siècles, II, 24^.

Ce corps de logis, où étaient visibles les marques d'un incendie, n'avait plus que sa charpente noircie, sorte d'ossature à travers laquelle passait le jour, et qui se dressait auprès de la tour, comme un squelette à côté d'un fantôme. Oim/revingl-irei{e, 340.

S'aidant du squelette de l'escalier.

Les Misérables, V, 139.

Voici la cathédrale, dont les arcs-boutants se dessinent comme les côtes de la carcasse d'un mammouth.

Hitn d' Islande, 13s.

L'énorme croupe de l'église d'où les arcs-boutants sortent comme des côtes disséquées.

Le Rhin, 1, 1S2.

Ces greniers de cathédrales sont farouches... Ce sont des labyrinthes de chevrons, d'équerres, de potences... toute une ossature de poutres et de madriers ; on dirait le dedans du squelette de Babel.

Choses vues. Nouvelle série, 19.

Le carcasse d'un navire éveille l'idée d'un squelette, surtout s'il s'agit d'un navire incendié,

LE CORPS DE I. HOMME ET DE l'aNIMAL I49

naufragé, échoué ; mais ce n'est pas une condition indispensable :

Adieu, la goélette Dont la vague reflète Le flamboyant squelette. Noir dans les feux sanglants I

Les Orientales, 63.

Les constellations jetant leur lueur pâle Jusqu'au lit ténébreux de la grande eau fatale. Et, sous l'onde et parmi les eflrayants roseaux, Dessinant la figure obscure des vaisseaux... Eclairaient vaguement ces squelettes difformes.

La Lc'acnde des siècles, I, 3^4.

Il monta vers la cime où les peuples de loin Voyaient frémir au vent le squelette de l'arche.

La Fin de Satan, 68.

La poutre de quille était coupée. Ce squelette avait la colonne vertébrale rompue.

Les Travailleurs de la mer. II, 18=^.

Le vent tordait cette immense pourpre de la bataille où les navires apparaissaient et disparaissaient comme des spectres. Au premier plan, le squelette noir de la corvette se dessinait sur ce fond rouge.

Osiatrevingt-trei{c, 73.

La tête et le visage de l'homme figurent dans de nombreuses métaphores. Tantôt c'est la forme ronde de la tête qui se présente à l'esprit du poète quancf il voit une montagne ou un dôine, tantôt ce sont diverses parties du visage qu'il reconnaît dans la lorme des rochers, dans les détails d'une maison.

Une île qui domine la mer semble la tête d'un géant, comme la cime d'une montagne qui se dresse à l'horizon. Une montagne a un front et des rides. Ce sont des rides aussi que les couches de pierre qui se superposent dans le cirque de Gavarnie :

Il est deux îles dont un monde Sépare les deux océans, Et qui de loin dominent l'onde Comme des têtes de géants.

Odes, et Ballades, 219.

Enfin, sur un vieux mont, colosse à tète grise...

Les Feuilles d'automne. 276.

Quand le mont dont la tête à l'horizon s'élève

Semble un géant couché qui regarde et qui rêve,

Sur son coude appuyé !

Ih., 424.

Q.ui t'a mis tant de neige et de rides au front ?'

Les Feuilles d'automne, 298.

Les urnes de la pluie et les vastes seaux d'eau Que l'hiver jette au front des monts d'Urbistondo. La Légende des siècles, II, 70.

Hélas, hélas, ces monts font peur ! leurs fondrières D'un bastion géant semblent les meurtrières. Du crime qui médite ils ont la ride au front.

Lb., 352.

L'escarpement à pic montre en bandes étroites Ses couches s'allongeant fermes, égales, droites. Rides profondes, plis de ce front de la nuit.

Dieu, ss.

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