‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 50 sur 114 · La comète · texte numérisé non relu

La comète

1(^2 LE ShNS DE LA FOKMK CHFZ VICTOR HUGO

Dès que ce monstre d'ombre à crinière de flamme, Dès que cet inconnu splendide, le soleil...

Toute la lyre, I, 308.

Faut-il ressaisir, je le puis, Une étoile au.x cheveux dans la fuite des nuits... ?

Dieu, n.

Tous ces grands chevelus des feux et des rayons, Les soleils à la face énorme, ces lions De l'abîme, accroupis au seuil des bleus pilastres, Dans leur crinière immense ont des vermines d'astres.

Dent/ère gerbe, 129.

Chaque étoile au front d'or qui brille laisse pendre Sa chevelure d'ombre en ce puits effrayant.

Les Contemplations, II, 1S7-

Une ligne arrondie peut faire penser à un long cou d'oiseau, celui d'un c)^gne ou d'un vautour, par exemple : cette l'orme est celle de la tige d'une fleur, de la racine, de quelques rochers, du jet de cendre qui jaillit d'un volcan, de l'arc-en-ciel. Les lignes droites d'un canon figurent le cou d'un monstre qui regarde au loin et menace la campagne :

Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs.

Les Voix intérieures, 278.

La racine efl'rayante, aux longs cous repliés.

La Légende des siècles, III, 16.

Un long jet de cendre et de fumée Grandit incessamment sur la cime enflammée Comme un cou de vautour hors de l'aire dressé.

Les Chants du crépuscule, 23.

LE COKI'S Di; I. HOMME ET DE I. ANIMAI. I<) ^

Ce rocher, chauve à l'origine de sa courbure, était appelé par les paysans norvégiens le Cou-de-Vautour.

Han d' Islande, 244.

Lorsque le soleil change ces perles en diamants et que l'arc-en-ciel plonge dans récume éblouissante son cou d'émeraude, comme un oiseau divin qui vient boire à l'abime. Le Rliin, II, 267.

La guerre ; le canon tout gorgé de mitrailles Qui passe son long cou par dessus les murailles.

Les Chants du crépuscule, 41.

Les canons passaient leurs cous entre les créneaux comme pour regarder dans la campagne.

Alpes et Pyrénées, 291.

Où les canons pleins de mitraille, Béants, passent leur cou d'airain.

Les Chàliments, 30.

Ils' sont dix-neuf épars sur les monts, qui, le soir, Tendent leur cou de bronze autour du mur immense.

L'Année terrible, 113.

Un canon allongeant son cou dans les ténèbres.

Un objet de forme allongée est encore plus souvent comparé à un bras qu'au cou d'un oiseau ou d'un monstre. Nous venons de voir dans deux métaphores le cou du vautour : ce cou chauve est lui-même comparé à un hras nu :

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