I. Montfaucon
compte de la forme. Une chaire peut se comparer à une tulipe, et. les flammes peuvent rappeler la forme des pétales et des feuilles d'une rose ou d'une autre fleur :
La chaire, qui est du quinzième siècle, sort du pavé comme une grosse tulipe de pierre.
Le Rhin, II, 220.
L'incendie au sommet des tours s'épanouit, Seule utile lueur qui sorte du despote ; Au-dessus du palais, buisson de flamme, il flotte, Et croissant à travers les toits, ouvre au milieu Ses pétales d'aurore et ses feuilles de feu, Etant la rose horrible et fauve des décombres.
La Légende des siècles, II, 325-326.
Chute atfreuse de fer, éclosion infâme, Fleur de bronze' éclatée en pétales de flamme... 1
L'Année terrible, 145.
Mais dans ces métaphores, comme dans la plupart des précédentes, il y a quelque chose de plus que l'apparence. Cette chaire, qui a presque la forme d'une tulipe, c'est une fleur de cet art merveilleux, dont les produits sont identiques à la végétation, car le génie de l'artiste est une des forces de la nature. Cette flamme vengei'esse, qui est le châtiment du tyran et l'aube de la liberté, c'est la fleur que fait naître l'excès même du despotisme ; ces pétales qui jaillissent de la bombe forment la sinistre fleur que fait éclore la guerre, celle qui vient insolemment s'épanouir aux Feuillantines, opposant l'œuvre