I.a Lcgcndr des siècles, I
Un cimetière sombre avec de blanches lames.
Cela rappelle un peu la mer.
LA MTR, I.E COURS d'eAU, LA MONTAGST îSl
Il en est des toits d'une capitale comme des vagues d'une mer, cela est grand*. Notre-Dame Je Parts, I, 197.
Il y avait aussi de beaux édifices qui perçaient l'ondulation pétrifiée de cette mer de pignons. Ib.
Et la cathédrale ne lui était pas seulement la société, mais encore l'univers, mais encore toute la nature. Il ne rêvait pas... d'autres montagnes que les tours cblossales de l'église, d'autre océan que Paris ijui bruissait à leurs pieds.
Il baissa la vue et contempla un instant, entre la grille de colonnettes qui unit les deux tours... la foule silencieuse des toits de Paris, aigus, innombrables, pressés et petits comme les flots d'une mer tranquille dans une nuit d'été. Ib., II, 203.
Viens, quittons cette ville au cri sinistre et vain, Qui, géante, et jamais ne fermant la paupière. Presse un flot écumant entre ses flots de pierre.
Les Voix intérieures, lit-j.
Lac étrange. Des flots, non, mais des toits sans nombre.
L Année terrible. 149.
Peu à peu, le flot des maisons, toujours poussé du cœur de la ville au dehors, déborde, ronge, use et eft'ace cette enceinte. Philippe-Auguste lui fait une nouvelle digue. Il emprisonne Paris dans une chaîne circulaire de grosses tours hautes et solides. Pendant plus d'un siècle, les maisons se pressent, s'accumulent et haussent leur niveau dans ce bassin, comme l'eau dans un réservoir.
Noire-Daine de Paris, I, 177-178.
I. Il ne faut pas oublier que Victor Hugo nous montra Paris du haut des touts de Notre-Dame.
La mobilité de l'eau, nous la retrouvons réellement dans la foule. Victor Hugo constate plus d'une fois la similitude qui existe entre une foule et un liquide :
Les rues sont désertes... On sent que Paris tout entier s'est versé d'un seul côté de la ville comme un liquide dans un vase qui penche. Choses vues, 17.
Une eau qui s'engouffre est toujours affreuse. Il en est d'une eau comme d'une foule: une multitude est un liquide ; quand la quantité pouvant entrer est moindre que 11 quantité voulant entrer, il y a écrasement pour la foule et convulsion pour l'eau.
Les Travailleurs Je la mer, II, 11S-119.
La foule s'épaississait à tout moment, et. comme une eau qui dépasse son niveau, commençait à monter le long des murs, à s'enfler autour des piliers, à déborder sur les entablements, sur les corniches, sur les appuis des fenêtres.
Notre-Dame Je Paris, I, 20.
Une place ou une salle remplies par la foule offrent donc l'aspect d'une mer. Victor Hugo, qui parle de la tête de la vague, peut bien assimiler aux flots les têtes humaines. 11 voit dans la foule l'ondulation, l'aspect moutonnant des flots: il v entend même leur murmure :
La cohue.
Mot de fer, frappe, hue.
Remplit l'air,