‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 98 sur 114 · I. Lj Fin de SiTian · texte numérisé non relu

I. Lj Fin de SiTian

Dans une antithèse, il peut y avoir plutôt un parallélisme qu'une opposition. L'emploi de l'antithèse a souvent pour cause un besoin de svmétrie. Victor Hugo, dans deux passages, accouple la jarretière de la mariée et la ceinture de Vénus : il s'amuse à remarquer dans les temps modernes un usage populaire qui peut faire pendant à une légende mvthologique. Ailleurs il compare la forme du glaive à celle de la croix : il y a là une antithèse entre l'instrument de la guerre et le svmhole de la paix ; un parallélisme : la croix est devenue aussi cruelle et aussi meurtrière que le glaive ; un symbole : si le glaive et la croix se ressemblent, c'est que les prêtres commettent les mêmes crimes que les rois. Il vaut donc mieux, dans les groupements analogiques que j'essaie de former, ne pas séparer les trois procédés.

La tombe et le cercueil figurent souvent, avec une valeur svmbolique, dans les métaphores de Victor Hugo. D'abord, la tombe est le lieu du repos. Aussi les gigantesques tombeaux des rois d'Egypte ont-ils la forme d'une tente :

Et Carthage, et la Pyramide, Tente immobile de la mort !

Odes et Ballades, i-j^.

Je songeais à l'Egypte aux plis infranchissables, A la "rande isolée éternelle des sables', Noire tente des rois, ce tas d'ombres qui dort Dans le camp immobile et sombre de la mort.

Les Quatre vents de l'april, II, 30.

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