Égl. I, V
5. Égl. I, V. 53-55. Voir aussi les paysages du Mincio groupés parV.de Laprade [Op. cit., 393).
6. De Senectute, XV ; la nature elle-même suffît à le charmer [terrx vis ac natura c?e/ec<a<y.Voir,auxch.XVletXVlI,de8 exemples de grands personnages occupés aux travaux des champs.
des choses. Pour aimer la nature, il faut d'abord la connaître et l'observer. La maison de campagne est déjà chantée par Catulle*; Gicéron lui demande d'être située dans un endroit agréable', et Pline le Jeune de reposer les yeux^
Voici maintenant les sensations d'agrément physique :
O qui me placera dans les sombres vallées de Tempe et me protégera de l'ombre puissante des branches^!
Sources mousseuses et herbe si douce au sommeil ^...
Couchés dans l'herbe molle, le long d'un ruisseau, sous les branches d'un arbre élevé, ils donnaient sans frais le bienêtre à leurs corps ^.
Le sommeil doux de l'homme des champs ne dédaigne pas les humbles demeures et la rive ombragée, ni Tempe agitée par le zéphir ' .
Même note, on le voit, chez Virgile, Lucrèce, Horace. Les deux poètes épicuriens ont exprimé en outre — sentiment nouveau — le contraste entre une nature hostile et le bien-être dont on jouit : le plaisir égoïste de contempler la tempête du rivage % ou de boire du vin vieux, au coin du feu, avec des amis, quand le Soracte est blanc et la campagne couverte de neige ^.