‹ Le sentiment de la nature et son expression artistiqueChapitre 114 sur 157 · Créateur · texte numérisé non relu

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2. Les prisons de la reine de Navarre [Les dernières poésies. ,. y éd. 1896, p. 148).

3. A relever quelques expressions imagées : le» vents « frisant la plaine de la mer », et

la tresse blondissante De Cérès, sous le vent, glissante Se friïe en menus crespillons.

don de la forme, et sa vision du monde extérieur reste imprécise.

Du Bellay a été présenté parfois comme un précurseur de Lamartine. Avec lui apparaît en effet l'âme du paysage ; le regret du pays natal trouve des accents inconnus auparavant. 11 n'a pas dit seulement l'amertume de l'exil :

Sur le bord inconnu d'un estrange rivage *

Il a aussi la vision précise, et les sens très affinés :

Quand revoirai-je, hélas! de mon pauvre village

Fumer la cheminée...

... Et plus que l'air marin la douceur angevine 2.

Certains de ses tableaux sont achevés, comme sa chanson d'un vanneur de blé ^, ou encore ce « fond » exquis :

Arrangez flanc à flanc parmi l'herbe nouvelle, Bien loing, sur un estang, trois cygnes lamenter '\

xMais le grand maître reste Ronsard. Lui aussi a dit, comme Marot, ses impressions d'enfant dans la nature :

Je n'avois pas quinze ans que les monts et les bois Et les eaux me plaisoient plus que la cour des Rois, Et les noires forests en feuillages voûtées, Et du bec des oyseaux les roches picotées : Une vallée, un antre en horreur obscurci, Un désert efl'royable estoit tout mon souci;

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