‹ Le sentiment de la nature et son expression artistiqueChapitre 133 sur 157 · Feuilles d'automne · texte numérisé non relu

Feuilles d'automne

à Chateaubriand, qui n'a vu ni grandeur, ni charme dans les paysages alpestres, et qui n'a pas trouvé plus de beauté dans la Mer de glace de Chamonix que dans une carrière de plâtre S il témoigne de l'incompréhension la plus absolue de la montagne, incompréhension qui ne saurait être expliquée par son aversion pour Rousseau, mais par une incompatibilité de tempérament. Le phénomène est d'autant plus typique que les aspects sauvages et la solitude de la montagne semblaient faits pour séduire le père du romantisme français. De même l'ironie facile d'Alphonse Daudet^ et de M. Octave Mirbeau^ n'a rien compris à l'attirance des cimes.

Parmi les écrivains et les peintres de la mer, il faut classer à parties méditerranéens. La 'Méditerranée, on le sait, est très spéciale par le relief de ses côtes, et plus encore par son coloris, par la luminosité de son ciel. La prédilection peut être due à des influences ataviques, comme chez les Provençaux et les Italiens, ou à des affinités personnelles, comme pour Byron, Shelley, Lamartine. Aux pages de Mistral et de Gabriel d'Annunzio citées plus haut, ajoutons cette vision lumineuse et bien personnelle du soleil couchant * :

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