‹ Le sentiment de la nature et son expression artistiqueChapitre 138 sur 157 · Acte I, se. II · texte numérisé non relu

Acte I, se. II

3. Soit dit en passant, Tœpffer, classique impénitent, critiquait fort les descriptions de Victor Hugo et leur préférait celles de Delille !

Javelle et Eugène Rambert, l'Italien Guido Rey \ Divers romanciers contemporains ont éprouvé la fascination de la montagne et l'ont rendue avec bonheur, notamment MM. Paul Hervieu [VAlpe homicide), Jean Rameau, Edouard Rod, Henry Bordeaux, Georges Casella.

Les peintres ont découvert les Alpes en même temps que les écrivains, mais les progrès du paysage de grande montagne ont été plus lents, à cause des difficultés techniques dont j'ai parlé. Après les expéditions de Saussure, Bourrit rapporta des tableaux qui furent de véritables révélations par le dessin et le coloris : c'était un talent puissant, et il fut fortement impressionné, on peut même dire violemment secoué par les spectacles qui se révélèrent à lui : témoin cette étrange et magnifique vision du glacier de Chermontane qui s'écroule dans un lac. 11 faut citer ensuite Joseph Vernet et Turner, et une série très curieuse de graveurs et d'imagiers suisses, dont M. John Grand-Carteret a donné de précieux spécimens dans son remarquable ouvrage ^. Le nom de Segantini — impressionniste ému et vibrant — domine les contemporains, au-dessus et à côté de quelques peintres savoyards, dauphinois et surtout suisses comme Alexandre Calame.

Aimée et sentie puissamment dans l'Inde antique, la forêt inspira des sentiments de crainte à nos

1. Pour la bibliographie, cf. G. Casella, Les Sports et l'avenir ^ pp. 104 et 295.

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