‹ Le sentiment de la nature et son expression artistiqueChapitre 147 sur 157 · D. Mornet, op. cit., l'"^ partie, Les faits · texte numérisé non relu

D. Mornet, op. cit., l'"^ partie, Les faits

tuées souvent dans des endroits fort pittoresques, ont appris aux citadins et aux gens des plaines à se familiariser avec la montagne. L'usage des bains de mer date aussi de Tépoque romaine et n'a jamais complètement disparu en Italie ; il apparaît en Angleterre et en Allemagne dans la seconde moitié du xviii® siècle, et en France à partir du règne de Charles X. On sait l'extension considérable qu'il a prise de nos jours. La thérapeutique de la montagne est plus récente; comme la précédente, elle ne s'applique pas aux malades, mais à la classe innombrable des anémiés ou des surmenés que sont presque tous les citadins : d'où le succès des cures d'altitude mises à la mode depuis peu.

Les voyages d'agrément, jadis apanage des riches, ont été en faveur d'abord chez les peuples du nord. Ce sont des Anglais qui ont « découvert » la Suisse etChamonix; les Wanderlieder Memainds^ dont nous avons parlé', nous montrent que dès le xviii® siècle le voyage à pied était fort pratiqué chez nos voisins. C'est l'époque où nos jeunes ouvriers faisaient volontiers leur tour de France. A la suite de la Révolution, la bourgeoisie comme le peuple est devenue extrêmement sédentaire^ : elle n'a recommencé à se déplacer qu'à partir du Second Empire, par mode, par hygiène, entraînée surtout par les facilités des voies ferrées. Aujourd'hui les voyages se démocratisent de plus en plus, grâce à la modicité des prix, à la commodité et à la rapidité des moyens de transport.

La science n'a pas peu contribué à développer le

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