Mireille, chant II
sapin d'un coup d'épée au cœur. L'image des nuages brillants éveille chez Hugo la vision d'un guerrier qui
Suspend aux poutres du plafond
Se» resplendissantes armures*.
George Sand compare les bouleaux dans la nuit à des fantômes drapés de leurs suaires % etc.
Le second terme peut être un autre aspect de la nature (nuages comparés à des montagnes, etc.,) ou à un objet travaillé, fabriqué :
Les nuages du ciel ressemblaient à des marbres ^.
Ce dernier type d'association se développe avec les progrès de la civilisation. Les écrivains contemporains font de plus en plus appel à des rapprochements de ce genre, pour augmenter le réalisme de leurs descriptions, en prenant leurs exemples parmi les choses familières aux citadins *. Les nuages, pour conserverie même exemple, appellent chez M. Paul Claudel l'image du coton rose; chez M. Pierre Loti, de la mousseline, des rideaux. Le passage suivant montrera comment un changement de métaphore suffit pour rénover la description et lui donner du relief :
Les nuages inférieurs étaient disposés en une bande d'ombre intense, faisant tout le tour des eaux, emplissant les lointains d'indécision et d'obscurité. Us donnaient l'illusion d'un espace fermé, d'une limite; ils étaient comme des rideaux tirés sur