‹ Le Sentiment de la NatureChapitre 53 sur 92 · LA POÉSIE ALLEMANDE AC MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LA POÉSIE ALLEMANDE AC MOYEN AGE

Le genre de merveilleux qui dérive de la mise en srène des lions el mauvais génies est commun à toutes les littératures de l'Europe au moyen Age. Germaniques ou celtiques d’origine, tous ces souvenirs d'anciens cultes de la nature se mêlent et se confondent dans l'idée chrétienne des démons et des anges, dans la sorcellerie, la nécromancie et toutes les pratiques mystérieuses. L'univers déchu el maudit, la chair condamnée, conservent dans les sciences occultes des adorations analogues à celles que, dans le berceau de leur race, les premiers Aryas rendaient jadis au dieu-monde sous toutes ses formes. Ainsi manifesté, le sentiment de la nature ne se caractérise par aucune différence notable chez les divers peuples chrétiens du moyen Age. Il n'y a pas encore de littératures nationales en Europe; il n’y a qu'une grande littérature chrétienne.

La principale gloire de cette littérature revient à la France, qui tient, dés lors, dans la guerre et dans les idées, la tête des peuples chrétiens. Presque toutes les épopées chevaleresques sont d’origine française. Le nom même desdivers cycles de cette poésie les rattache à notre

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