‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 118 sur 205 · I. Otymp. , 1 , 103. — 1 P'i'h. IX · texte numérisé non relu

I. Otymp. , 1 , 103. — 1 P'i'h. IX

INFLUENCE DE L'ORPHISME.

uni! vallée solitaire de Thessalie, et ce magnifique hommage suit un appel fait par le sage Chiron au sentiment de sa dignité. Nous sommes donc en plein paganisme. Mais cette sublimité religieuse s'élançant tout à coup d’un pareil mythe, cette façon toute nouvelle de célébrer les origines de la ville d’Arcésilas, sujet obligé d’une solennité nationale, ne rendent que plus remarquables le tour particulier de la pensée de Pindare et le besoin de son esprit. « L’œuvre des dieux est prompte quand ils se hâtent, et leurs voies sont courtes, » ajoute-t-il dans la même ode. Ailleurs il dit : « Dieu dispose à son gré de tous les événements. Dieu qui atteint l’aigle dans son vol et devance le dauphin des mers, qui abaisse les fronts superbes et donne à d’autres une gloire impérissable \ »

Qu’est-ce fen effet que la puissance des mortels au prix de la puissance divine? Qu’est-ce que leur science? Qu’est-ce que leur félicité? « Deux maux pour un bien, » c’est la maxime des anciens sages ’. « Le ciel d’airain n’est accessible à personne.... Nul, ni sur un vaisseau, ni par terre, ne saurait trouver la route merveilleuse qui mène aux fêles des Hyperboréens ’. — Si un homme s’élève au-dessus des autres par sa richesse et par sa beauté, si, de plus, il a fait éclater dans les jeux la supériorité de sa force, qu’il se souvienne qu’il a revêtu des membres mortels et qu’au terme do toutes choses, il revêtira la terre *. — Le terme de leur carrière est inconnu aux mortels; ils ne savent pas non plus quand ils

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