‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 188 sur 205 · Vers 321. —2. Vers · texte numérisé non relu

Vers 321. —2. Vers

IL Vers 508 et suiv.

DANS ESCHYLE. 519

deux droits qui ont protégé la société à sa naissance, ceux de la famille et de l'hospitalité.

« Je dis que le mortel audacieux dont l'iniquité transgresse et confond toutes les lois, sera forcé un jour d’abaisser les voiles de son navire, quand le mal s’abattra sur scs antennes brisées. Emporté par la tourmente, dans sa détresse il invoque des sauveurs qui ne l’entendent pas. La di\ inité se rit du téméraire, quand elle le voit ainsi dans l’étreinte irrésistible du malheur qu’il défiait et ne pouvant plus se soutenir à la surface des Ilots : sa prospérité passée s’est heurtée contre l’écueil de la Justice, et il disparaît pour toujours sans laisser après lui ni larmes ni souvenir1. »

On ne méprise pas celles qui tiennent un pareil langage. Ce n’est pas tout : elles vont dévoiler une autre face de leur redoutable puissance. L’acquittement d'Oreste vient d’être prononcé, mais seulement à l’égalité des suffrages, et il est visible qu’il n’a pas été emporté par les arguments d’Apollon, car ils étaient incapables en eux-mêmes de réduire au silence ses adversaires. Dans le premier moment, elles menacent de soulager leur colère en répandant sur la terre des Athéniens le venin de leur coeur : « Sur le sol s’étendra comme une lèpre contraire à la végétation et à l'enfantement, qui couvrira toute la contrée de taches mortelles. » C’est qu'en effet, en qualité de divinités infernales, connue les antiques Parques, qu’elles semblent associer à leur cause, elles ont pouvoir sur les sources de la \ic en même temps qu elles sont en rapport avec les lois fondamentales de la société humaine et même de l’uni-

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