‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 19 sur 205 · Iliade, IX · texte numérisé non relu

Iliade, IX

2. Du moins, dit-il, en parlant d’Hadès: le Jupiter des morts (Suppl. 158); et un peu plus loin (231) : un autre Jupiter prononce chei les morts la sentence suprême.

LES DIEUX D’HOMÈRE tants mortels, des acteurs, plus dignes encore de son attention, engagent entre eux des luttes régulières, lorsque les dieux s’apparient et se mesurent. Assis dans un repli de l’Olympe, il charme son cœur en les regardant1. Cette fête qu’il se donne à lui-même, cette satisfaction qu'il goûte d avance à l’idée des grands coups que vont échanger Pallas et Mars, Junon et Diane, n’est-ce pas un souvenir des discordes qui naguère agitaient le monde, et de la passion énergique qu’il lui a fallu déployer pour le pacifier par la victoire ?

La souveraineté de Jupiter, une fois constituée, ne s’exerce pas seulement sur les divinités de même ori gine et de même nature, elle s’impose aussi à une certaine classe d'êtres divins, qui paraissent être les éléments primitifs et les formes primitives de la création. Les uns habitent maintenant sous la garde d’Hadès les abîmes souterrains du Tartare, aux racines du monde, dont ils sont bannis, mais dont ils maintiennent l’organisme. Les autres forment le cadre, l’ornement ou même la substance de la scène où se développe l’activité des dieux Olympiens et des hommes. Ces derniers sont Uranus (le ciel) et Géa (la terre), l’astre éclatant qui monte dans les cieux (le soleil Hypérion), et le grand fleuve Océan, dont le courant, dans des régions merveilleuses, entoure complètement le disque de la terre.

L’Océan est encore appelé « l'origine de tous les êtres », même des dieux*. Avec son épouse Téthys (la force nourricière), il préside à toute fécondité. Il est

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