Vers 750 cl suiv
DANS ESCHYLE
vre divine'? » Clytemnestre cherche à se disculper en rappelant la mort d’Iphigénie : le chœur reconnaît qu elle a touché la vraie cause de la mort du roi :
« L’accusation répond à l’accusation : ce débat ne se peut trancher. Violence pour violence; celui qui tue, paye le sang versé. Tant que Jupiter demeurera sur son trône, demeurera aussi ce principe, que l’agresseur doit être frappé à son tour : telle est la loi. Qui pourrait chasser de cette maison la race des Furies'?... «
Cette loi si durement accomplie est dans l’avenir une menace pour les coupables. Aussi le chœur invoque-t-il déjà le vengeur fatal, le fils que la victime enverra contre les assassins. Cette satisfaction du moins est réclamée par ses instincts de justice.
Ainsi, en résumé, au milieu de ces épaisses ténèbres dont l’ Agamemnon s’enveloppe de plus en plus, brillent plus ou moins quelques clartés qui montrent ou font entrevoir le terme assigné aux épreuves. De cet ensemble pathétique d’incertitudes et d’angoisses morales se dégagent par instants quelques aspirations confiantes vers la providence, dont le souvenir persiste même quand elles paraissent trompées par l’événement et que l’empire du mal paraît, au dénoûment, plus solidement établi que jamais.
Plus de la moitié des Choophores produit une impression plus simple et plus nette. Clytemnestre et Égisthe vont expier leur crime : une sorte d’entraînement moral emporte tout vers cette juste vengeance, et ceux que les dieux ont désignés pour l’accomplir,