‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 196 sur 205 · I. Lcpg. VII, p · texte numérisé non relu

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Enfin le but des Mystères et du culte de Bacchus envisagé sous son côté le plus grave était, nous l'avons vu, une sorte d’apaisement des âmes, purifiées des souillures mortelles et délivrées de la crainte du mal. Le même Platon aime à emprunter les termes des Mystères pour s’en former un langage philosophique expressif et à demi inspiré'. La possession de la vérité, c’est un état de pureté; la tempérance, la justice, le courage, la sagesse, et en général toutes les vertus, sont des moyens de purification; l’initiation complète qui garantit des supplices d’Iladès et assure la félicité éternelle dans la société des dieux, c’est la pratique de la vraie philosophie. Avec ces formes, le principe des idées qui les revêtent lui venait réellement des Mystères et plus particulièrement de l’Orphisme qui, à l’époque même où naissait la tragédie, avait beaucoup contribué, par l’extension qu’il avait donnée au culte de Dionysos -Zagreus* à propager cette pensée du bonheur infini, obtenu par l'épreuve, l'effort de la pensée et l’empire exercé sur le corps Nous avons remarqué qu’à ce même moment, les premiers pythagoriciens s’étaient confondus avec les Orphiques, et qu’ainsi au culte du dieu de la délivrance et de la vie immortelle, s’était particulièrement uni le culte d'Apollon, dieu de l’expiation et de l’harmonie, dieu de la Kalharsis, c’est-à-dire de la purification, dont un des moyens les plus efficaces consistait dans l’emploi de certains rhythmes et de certaines mélodies auxquelles on reconnaissait la vertu de rétablir, dans les fonctions morales, la régularité et l’équilibre.

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