‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 26 sur 205 · I.ES r>IEUX D’HOMÈRE · texte numérisé non relu

I.ES r>IEUX D’HOMÈRE

leur puissance. Leur condition sur la terre est analogue à la sienne dans le ciel, et il existe entre eux et lui une sorte de solidarité : il consacre leur autorité, et ils lui répondent des nations. Surtout ils répondent aux nations de la prospérité et du malheur publies qui dépendent d’eux :

«... Ta renommée s’étend jusqu’au vaste ciel, comme celle d’un roi irréprochable qui, régnant comme un dieu sur des hommes nombreux et vaillants, règle tout par la justice : la terre noire porte du froment et de l’orge, les arbres sont chargés de fruits, les brebis ne connaissent pas la stérilité, la mer fournit en abondance des poissons. Tel est l’effet de son bon gouvernement; les peuples prospèrent sous son sceptre'. »

« .... Ainsi *, dans un jour d’automne, l’ouragan accable la terre noire sous le poids des eaux furieuses que verse Jupiter dans son courroux contre des hommes qui au milieu du peuple rendent des sentences iniques et violentes, chassent la justice et outragent ainsi les dieux : tous les ileuves coulent à pleins bords, les torrents déchirent les pentes et gémissent bruyamment en se précipitant des montagnes dans la mer brillante : les cultures sont dévastées. »

C’est que les rois sont des intermédiaires entre Jupiter et les hommes. Rapprochés des dieux par leur origine et en communication plus familière avec eux, élevés presque au rang de dieux terrestres, ils sont d’un autre côté les représentants de l’humanité, dont ils portent en eux toutes les forces, amenées à un développement plus puissant et exposées en pleine lu-

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