‹ Le sentiment religieux en Grèce d'Homère à EschyleChapitre 31 sur 205 · Dîne hune ardnrem ment ib us addunl · texte numérisé non relu

Dîne hune ardnrem ment ib us addunl

An sua cuiquedeus fit dira cupido? ( Æn ., IX, 184.)

• ET DANS HÉSIODE

protection divine le développe et le grandit en rendant son énergie efficace.

L’héroïsme du guerrier d’Homère éclate aussi par la résistance à cette influence supérieure qui est maîtresse de sa destinée. Par moments il se révolte contre la menace du sort. Il sent bien que les dieux sont contre lui ; peut-être sa mort est-elle proche : qu’importe? il est tout à l’ardeur qui l’entraîne, il appartient à son honneur, à sa gloire, à sa patrie : « Le meilleur de tous les présages, c’est de combattre pour sa patrie1! » s’écrie le pieux Hector, et il entraîne à l'assaut du camp ennemi les Troyens frappés de stupeur à la vue d'un serpent monstrueux, qu’un aigle vient de jeter, tout palpitant, mais libre à leurs pieds. Achille remonte sur son char pour la première fois depuis sa querelle. Plein du souvenir de Patrocle que ses coursiers, Xanthos et Balios, ne lui ont pas ramené du combat, il leur demande ironiquement s’ils l’abandonneront lui-même gisant sur le champ de bataille comme ils y ont laissé son ami. Xanthos, doué tout à coup de la voix par Junon, lui répond pour se disculper et pour lui prédire en même temps sa mort prochaine* :

« Oui, nous te sauverons aujourd’hui encore, puissant Achille, mais le jour de ta mort est près de toi ; et ce n’est pas nous qui en serons cause, mais un grand dieu et la Parque irrésistible. Ce n’est pas non plus notre lenteur ni notre paresse qui a permis aux Troyens d’enlever les armes des épaules de Patrocle; c’est le plus vaillant des dieux, le fils de Latone à la

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